[Critique] Zombillenium

En France, nous avons un rapport des plus étranges avec l’art de la bande-dessinée. Nous avons d’une part un festival chaque année qui réunit des milliers de passionnés, des séries et auteurs passionnants à suivre dans ce qui semble être un art en constante évolution. Et de l’autre, à chaque fois que nous avons une adaptation de bande-dessinée au cinéma, ça ne donne rien de bien glorieux. Il suffit de voir ce que nous avons eu dernièrement. Valérian ? Le petit Spirou ? Sachant que nous avons aussi un autre Spirou qui arrive et dont les images me foutent les jetons et des adaptations de Cédric et Gaston Lagaffe dans les tuyaux, rien de très glorieux ne s’annonce à l’horizon.

Malgré tout, je reste ouvert à l’idée et aujourd’hui je vais vous parler d’une adaptation sous forme de film d’animation. Et ça, il faut reconnaître que nous nous en sortons un petit peu mieux déjà ! Ma vie de courgette, Dofus … Ce n’est pas trop mal tout ça !

Bref, j’entrais dans la salle de cinéma pour Zombillenium en ne sachant pas trop dans quoi je m’embarquais. Voyons voir si le train fantôme était efficace ou « Foire du trône de seconde zone » pas terrible. C’est la critique de Zombillenium.

 

 

Avant de commencer de parler du film en lui-même, petit message de prévention habituel lorsque je parle d’adaptation : je ne parlerais que du film. Il ne sera donc aucunement question du respect de la BD originale dans cet article. Je parle du film et je reste dans le cadre du film uniquement. Pour tout vous avouer, je n’ai pas lu les 3 tomes de la bande-dessinée avant d’avoir vu le film. Je ne voulais pas être influencé, je voulais y aller vierge (ahah *insertion de blague évidente sur le fait que je sois puceau vu que je tiens un blog cinéma alors que pas du tout mais ça entretient un cliché donc lolilol nous sommes foufous*).

La seule chose que je savais était que Mat Bastard (le chanteur du groupe Skip the Use) faisait une voix mais ça n’allait pas plus loin que ça. Néanmoins si jamais vous voyez des retours de soi-disant « fans » de la BD qui crachent sur le film parce que ce n’est pas pareil, l’auteur lui-même est co-réalisateur du film. Donc si l’auteur lui-même est satisfait du film, je pense que ça devrait suffire comme preuve de respect du matériau original.

Pour vous donner un petit synopsis du film : on nous raconte l’histoire d’Hector qui se retrouve à travailler dans le parc d’attraction de Zombillenium, un parc où travaillent de vrais zombies, vampires, loup-garous et autres créatures monstrueuses. C’est dans ce tout nouveau monde pour lui qu’il va devoir essayer de sauver le parc qui a des fréquentations qui baissent de plus en plus. Sans oublier les vampires qui semblent avoir une idée bien précise de l’avenir du parc qui se prépare dans l’ombre.

 

Ce sont les vampires à la Twilight. Histoire que le spectateur comprenne très vite qu’ils sont les méchants.
Et ça marche je ne pouvais pas les supporter au bout de 10 secondes !

 

Le film se veut être pour toute la famille. Même si nous voyons des monstres, le film ne fait jamais peur et l’humour est très présent pour que les enfants restent accrochés à leur siège durant 90 minutes. Mais Zombillenium n’est pas infantile pour autant avec en toile de fond un humour social qui passera sans doute au-dessus des petites têtes d’enfants mais qui toucheront leur cible : les parents.

Cela m’amène d’ailleurs le premier point faible du film : j’aurais aimé un peu plus d’humour. Pas au point de ne devenir qu’une suite de sketch sans histoire, mais un poil plus d’humour sur le monde du travail aurait été appréciable selon moi. Nous en avons ici et là, mais un poil plus aurait été parfait selon moi.

Je vais d’ailleurs rapidement passer sur le second défaut du film, à savoir les thèmes. L’univers présenté est réellement très intéressant. Mais les thèmes sur la famille et son importance, globalement il n’y a rien de vraiment original à signaler là-dessus. Mais ça ne rend pas le film moins bon pour autant !

 

Il y a de grandes chances que si un jour je devienne un squelette qui continue de marcher et parler normalement,
99% de mes dialogues se passeront comme ça.

 

Globalement j’ai passé un très bon moment devant Zombillenium. Le style d’animation fonctionne bien et rend l’image très dynamique. Cela accentue pas mal le rythme du film qui est lui aussi rapide et ne nous ennuie jamais. Il y a peu de chances que vous regardiez votre montre durant la séance. On ajoute à tout ça un côté rock’n’roll global (la musique a une présence loin d’être négligeable ce qui n’est pas pour me déplaire vu le style choisi !) assumé et divertissant et vous obtenez un film d’animation tout à fait honorable pour toute la famille.

Zombillenium ne marquera pas les annales de l’animation dans les mémoires comme un Pixar pourrait le faire par exemple, mais il reste très honnête et sincèrement je ne pense pas que ça soit l’objectif visé en premier lieu. Si il y a un film d’animation à voir en famille en ce moment, ça n’est clairement pas Le Monde secret des Emojis. Allez plutôt voir Zombillenium, voir des films comme ça marcher au box-office serait réellement génial pour tout vous dire. Ne connaissant pas la BD originale, le film m’a poussé à m’y intéresser de plus près !

Petit bonus #1 : la chanson Stand as One de Mat Bastard, présente dans le film. Le clip a peu de vues, ce qui est dommage car je la trouve bien sympathique (bon, personnellement je suis plus un fan de Shaka Ponk, mais ça reste cool à écouter de temps en temps !).

 

 

 

Petit bonus #2 : Nameless World de Skip the Use, dont le clip raconte une histoire se déroulant dans l’univers de Zombillenium ! Histoire de vous mettre dans le bain au niveau du style d’animation au passage.

 

 

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