[Netflix & Chili] The End of the F***ing World – Saison 1

Le premier Netflix & Chili de l’année devait être pour le film Bright. Tout simplement parce que je voulais gratter des vues et parler d’un film sur lequel tout a déjà été dit. Tout, mais aussi son contraire. Entre Bright et Star Wars VIII, nous sommes d’accord pour dire que la fin de 2017 était une belle période d’écart entre les retours des critiques professionnelles et les retours du public. Mais c’est un débat dans lequel je veux entrer, car je ne serais pas du côté du public. Évitons le suicide du peu de vues que j’ai !

Alors pourquoi ne pas parler de Bright ?! Le film est là et disponible sur Netflix, il n’était pas compliqué pour moi de le voir. Mais j’ai eu une révélation majeure : je n’ai vraiment pas envie de regarder Bright car je n’en ai rien à cirer. Alors je vais vous parler d’une autre sortie très récente sur Netflix qui mérite bien plus votre attention ! Et il s’agit d’une adaptation de roman graphique, avec un titre efficace qui nous montre clairement le contenu de la série : The End of the F***ing World.

 

 

Cet article ne va pas être hyper long, car la première saison n’est pas hyper longue. On parle d’une après-midi tranquille sans avoir à enchaîner les épisodes, grand maximum. Avec ses 8 épisodes d’une vingtaine de minutes, The End of the F***ing World n’est pas une série qui va vous demander un engagement important en terme de temps. Et c’est là le paradoxe de cette saison : tout est hyper dynamique et on ne s’ennuie pas une seconde, mais la fin est hyper abrupte.

Bien évidemment, rien ne sera révélé donc nous sommes ici dans une zone sans spoiler. Je vous donne juste le pitch de départ, qui est le synopsis de la page française de la série sur Wikipédia (vous savez, cette partie toujours hyper intéressante de l’article …) :

James, un adolescent qui se présume psychopathe et qui tue régulièrement des animaux comme passe-temps, se lie avec Alyssa, une camarade de lycée rebelle. Il décide de l’assassiner mais commence à ressentir des sentiments pour elle, alors qu’ils se lancent dans un road-trip d’enfer…

Je mets le pitch car c’est nécessaire pour vous montrer quelque chose : The End of the F***ing World est un trip très spécial. Nous ne sommes pas face à une série classique sur la forme, mais encore moins sur le fond. Nos deux personnages principaux ne sont pas des personnes qu’on voudrait connaître dans la vraie vie. Il faut donc être prêt à accepter dans les 2 premières minutes du premier épisode à voir la liste des animaux que James a tué. Étant grand amateur d’humour noir, j’étais intrigué par la série dès la bande-annonce, bien efficace.

 

 

 

En plus du pitch, toute la série a un humour noir très assumé. Nous avons de l’humour de situation à des moments extrêmement choquants. Mais ça marche extrêmement bien car la série est écrite avec exemplarité quant aux différents tons qui s’enchainent durant les épisodes. Mais aussi et surtout car les deux acteurs sont juste fantastiques. Je suis allé chercher leur nom car je ne les connaissais pas. Oui, honte à moi je sais que l’acteur est dans un épisode de Black Mirror et que je devrais regarder Black Mirror parce que c’est trop bien blablabla … Quand la série sera terminée je me ferais un beau marathon, c’est promis.

Bref, je voulais vous donner leur nom car je pense qu’ils sont f*****ment talentueux ! James est incarné par Alex Lawther, parfait dans ce rôle de psychopathe qui ne sait pas comment réagir face à ses sentiments vu qu’il n’en a jamais eu. Et Jessica Barden est incroyable dans ce rôle de peste. Leur duo fonctionne et on a envie de suivre leurs différentes mésaventures pendant ces 8 épisodes.

Avec une durée qui n’atteint même pas les 3 heures, cette saison 1 ne vous ennuiera pas une seule seconde. L’humour est bon et frappe là où il faut, les personnages sont bons et les dialogues sont vraiment intéressants. Nous avons le droit aux pensées des différents personnages mais ça n’est jamais cliché pour autant. Malheureusement, tout n’est pas parfait dans cette petite bulle d’humour noir anglais qui avait tous les ingrédients pour être parfaite.

La fin est beaucoup trop expédiée à mon goût. Je ne demande pas un épisode final de 2 heures pour avoir quelque chose de satisfaisant. Mais quand l’épisode 8 se termine, j’ai un peu cette impression d’inachevé qui arrive, accentué par le rythme rapide global de la saison justement. Ça marche tout du long, sauf à la fin. C’est peut-être le seul point noir que je peux signaler car pour le reste, c’est du tout bon pour moi.

The End of the F***ing World, c’est un pitch rafraichissant avec un humour que j’apprécie personnellement beaucoup, servi par un duo d’acteur qui marche du tonnerre. Franchement, que demander de plus ? La série nous parle d’adolescence d’une manière originale et nous donne aussi envie de tout plaquer pour faire un road trip à travers le pays. Pour ce début d’année, je vous conseille fortement de lui laisser sa chance. Au pire vous aurez perdu un peu moins de 3 heures de votre vie … Mais bon, si vous êtes allés voir Justice League au cinéma vous connaissez déjà cette sensation.

Promis, c’était la dernière blague sur Justice League sur mon site ! *se rappelle qu’Aquaman arrive bientôt* … L’avant-dernière !

 

Je vous le dis, on va en entendre parler de ces deux !

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