[Netflix & Chili] The Cloverfield Paradox

Chaque année lors du Superbowl, dans la sphère cinéma c’est un tout autre match qui se joue. Les règles de ce match sont très simples : la bande-annonce dont l’internet parle le plus a gagné. Et même si nous avons eu le premier teaser de Solo : A Star Wars Story (qui annonçait la vraie bande-annonce le lendemain, paye ton utilité) ou la première bande-annonce de Mission : Impossible – Fallout, il faut reconnaître que celui qui a pris tout le monde par surprise n’est autre que notre compagnon de streaming Netflix.

Ces derniers ont montré dans le calme les premières images du troisième opus de la franchise Cloverfield avant de nous sortir la grosse artillerie : le film est disponible sur Netflix dès maintenant. En terme de marketing et de communication, c’était un geste extrêmement couillu de la part de Netflix. Mais quand on y pense, le troisième Cloverfield était LE film parfait pour tenter ça. On peut dire ce que l’on veut de la saga en elle-même, mais d’un point de vue marketing c’est tout simplement du jamais vu. Cloverfield est la saga qui maitrise sans doute le mieux internet dans sa campagne marketing. Pour le futur quatrième film de la saga (qui est déjà annoncé, le projet s’appelle pour le moment Overlord), je ne serais pas surpris de voir J.J. Abrams déguisé en facteur venir me délivrer le film en Blu-Ray directement chez moi !

Mais maintenant que le coup marketing est réussi, une chose qu’il serait intéressant de savoir : est-ce que le projet God Particle (maintenant renommé The Cloverfield Paradox) est lui aussi réussi ? La pression est définitivement là après un 10 Cloverfield Lane qui a fait son petit effet en 2016. Il est temps d’en parler !

 

 

The Cloverfield Paradox est donc le troisième film de la franchise Cloverfield, 10 ans après Cloverfield et 2 ans après 10 Cloverfield Lane. Le film se déroule en 2028. La Terre est dans une crise d’énergie majeure, menaçant l’humanité toute entière. Pour essayer de sauver la planète, une équipe de scientifiques sont présents au sein du satellite Cloverfield afin de réussir à enclencher un accélérateur à particule, pouvant permettre la création de l’énergie perpétuelle. Malheureusement, le démarrage de l’accélérateur va causer une série d’événements très étranges à travers la station. L’équipage va donc tout faire pour essayer de s’en sortir en vie, tandis que les choses empirent sur Terre.

Alors il faut savoir une chose, c’est que le film n’était pas conçu comme étant lié à la franchise au départ. Il s’agissait d’un projet de film SF normal qui ensuite a eu des réécritures pour se voir lié à la saga. Et ne nous mentons pas, c’était clairement une mauvaise décision de faire ça sur ce film, étant donné que son but est d’essayer d’expliquer les origines de la saga complète. Pour ça, il aurait fallu un script original, pas un script existant sur lequel on va essayer de greffer maladroitement nos liens avec les deux autres films. Ici, cela se ressent beaucoup trop et cela donne une impression de maladresse constante.

 

Ce moment gênant où un bras est plus intéressant que certains personnages du film.

 

Malheureusement, au delà des ajouts pour coller à la franchise Cloverfield, le script en lui-même n’est pas fameux non plus. Le premier gros tiers du film commence très bien et est très prometteur, avec des scènes intéressantes et des événements qui sortent de l’ordinaire, donnant une impression de voir un film comme Event Horizon mais en bien cette fois. Malheureusement tout part vite dans un enchaînement de sous-intrigues pas très intéressantes, avec des personnages peu développés et surtout une absence d’explication sur certains points qui nous fait plus nous gratter la tête à cause de la bêtise de ce que l’on voit plutôt que d’être émerveillé et intrigué par le mystère. Pour ceux qui ont vu le film, si je parle du bras vous savez tout de suite où je veux en venir. Qu’est-ce que c’était que ce bordel franchement ?!

Nous ne sommes pas ennuyés mais en 1h40, le film ne gère pas comme il faut ses éléments. Un peu moins de temps à m’expliquer des choses et un peu plus à rendre les personnages intéressants ne serait pas du luxe, car comme ça je serais affecté par ce qu’il se passe ! Surtout que le casting du film est loin d’être mauvais.

 

Les acteurs après la fin du tournage quand ils voient le film final.
On sent l’incompréhension.

 

The Cloverfield Paradox n’est pas l’immense daube qu’on essaye de nous vendre. Certaines scènes sont plutôt efficaces. Mais je ne peux clairement pas nier qu’il s’agisse d’un mauvais film. Le script est beaucoup trop brouillon et les explications pour essayer de raccrocher le tout aux précédents films sont plus des boulets à se trimballer qu’autre chose.  Il s’agit très clairement de l’opus le plus faible de la saga, et ça m’embête profondément car j’ai vraiment adoré 10 Cloverfield Lane.

J’espère sincèrement que le quatrième film remontera la pente car pour le moment la saga finit un peu en eau de boudin. Un peu comme le plan final du film qui veut faire les choses en tellement grand que ça en devient quelque part un peu ridicule. Bref, The Cloverfield Paradox ? Ouais, vous pouvez clairement vous en passer.

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