Review : San Andreas

« Vous avez envie de réaliser un film américain ? Il vous faut une idée, sinon vous ne ferez pas assez d’entrées au box-office. Comment ça ? Vous n’avez pas d’idées ? Bon alors dans ce cas il faut que vous alliez dans les archives d’Hollywood. Il y a une allée dans ces archives pour les derniers films qui ont marché au box-office mais moyennement auprès des critiques. Il y a plein de dossiers donc vous avez le choix.

Vous avez choisi le film 2012 ? … Ok. Soit. Vous aimez les challenges. Bon alors c’est l’été donc il nous faut faire un score correct au box-office. Seulement avec un film catastrophe c’est compliqué … Bon eh bien nous n’avons pas le choix. Il faut contacter le « viagra des franchises ». Il vous faut le numéro de Dwayne Johnson. Comme ça, peu importe le film que vous faites, il y aura Dwayne Johnson dedans. Donc il ne devrait pas faire un score trop dégueulasse au box-office. Je vous fais un chèque de 150 millions de dollars, faites moi ce film ! Faites un truc avec plein de destruction basé sur un vrai truc … Il y a pas une histoire de faille pas très loin de chez nous ? J’ai vu ça sur la chaîne histoire, entre deux émissions sur les hommes lézards et les complots du 11 septembre. Cherchez dans cette direction. Ah, et évidemment je veux du patriotisme. Sinon ce n’est pas la peine de venir à nouveau dans ce bureau. »

Et c’est ainsi que le projet de film San Andreas fut créé. Évidemment, pour un tel projet, il nous faut un homme de talent derrière la caméra. Qui de mieux que Brad Peyton, le réalisateur de Voyage au centre de la Terre 2 et Comme chiens et chats : La revanche de Kitty Galore ? PERSONNE ! … Ils étaient tous occupés à ce moment.

Bref, c’est l’heure de la review de San Andreas !

 

Affiche San Andreas

 

San Andreas, de quoi ça nous parle ? Eh bien de pas grand chose comme vous vous en doutez. C’est un film catastrophe, ça ne parle jamais de grand chose. Ici ce n’est pas une vieille légende maya sur laquelle on va se reposer, mais bien sur un vrai fait scientifique : la dangerosité de la faille de San Andreas, qui pourrait causer des destructions inimaginables aux États-Unis de par la proximité de la faille par rapport au continent américain. Et du coup … Bah ça arrive. Et nous suivons Dwayne Johnson, sauveteur de profession, qui fait ce qu’un sauveteur ferait à sa place : ne sauver personne et ne penser qu’à sa propre famille.

Vous pouvez le voir au ton de l’introduction de l’article : je ne peux pas vous conseiller San Andreas. Je ne dois pas être le public pour ça, mais les films catastrophe n’ont jamais été ma tasse de thé. Je comprends l’intérêt de voir de telles destructions au cinéma. La seule chose qui m’empêche d’apprécier pleinement ces films en tant que divertissement : le patriotisme débordant. Je sais qu’il s’agit d’une spécialité chez les américains, et la plupart du temps quand ça arrive ça me fait presque rire … Mais quand il y en a trop, je ne peux juste pas le supporter. C’est plus fort que moi.

Donc quand on finit le film sur un drapeau américain après une belle phrase pleine de bons sentiments, quand on essaye de faire passer un personnage pour un enfoiré (car oui, il nous faut toujours un enfoiré dans les films catastrophe, sinon c’est pas drôle) juste parce qu’il a réussit dans la vie et que les américains n’aiment plus trop les riches depuis la crise … Je sais, ce sont des petits détails mais quand ça s’additionne ça finit juste par me gaver.

Après, les films catastrophe on y va surtout pour les scènes de destruction massives et de ce côté là, le cahier des charges est rempli. On a des immeubles qui s’écroulent, des explosions … Et on a Paul Giamatti qui nous répète sans cesse à la télé que c’est la merde dehors. Et j’aime bien Paul Giamatti. Il a une bonne tête.

Dwayne– Ce n’était pas ma fille ! Remonte moi de ce cratère !
– Mais, tu ne la sauves pas quand même ?
– Je viens de te dire que ce n’était pas ma fille !

Malheureusement, même les scènes de destruction ne sont pas si incroyables que ça. C’est un peu le soucis général avec les films catastrophe de toute façon : t’en as vu 1, t’en as vu 10. Et ici, si vous avez vu le film 2012, vous avez déjà vu ce film sans le savoir. On a la cellule familiale qui essaye de se reconstruire autour d’une catastrophe sans précédents. L’ajout de Dwayne Johnson ne change malheureusement rien du tout à la recette. J’adore cet acteur, je l’aimais beaucoup en tant que catcheur à l’époque, et j’aime le voir dans des films aujourd’hui. Je le trouve drôle et charismatique. Je m’attendais donc à un peu d’humour dans le film, avec quelques répliques bien ringardes dignes des films d’action des années 80. Je m’attendais à avoir plus de fun de manière générale.

Mais non, il est là, toujours aussi musclé. Il était la raison pour laquelle je suis allé voir le film en général d’ailleurs. Je voulais voir The Rock péter la gueule au séisme. Je ne sais pas comment, mais il lui aurait pété la gueule. Mais non, on le voit voler d’un point A à un point B pour retrouver sa fille en compagnie de son ex-femme, jouée par la charmante Carla Gugino.

Tous les clichés sont réunis dans ce film. Tout y est, c’est un vrai cahier des charges dans le « petit manuel des réalisateurs de film catastrophe en 10 leçons ». C’est sans doute ça qui me gêne le plus avec San Andreas : il n’a aucune vraie originalité qui permet de le démarquer des autres films catastrophe. Et je pense que je vais finir sur ce point d’ailleurs : San Andreas est un film ultra classique, qui reprend tous les codes du film catastrophe. Si vous aimez ces codes, allez-y vous aurez ce à quoi vous êtes habitués. Les autres, je ne peux pas vous dire que c’est mauvais, mais je ne peux non plus pas dire que c’est un film qui m’a marqué.

Il se contente d’être là. Donc si vous avez déjà fait le tour des films en salle et que vous vous faites une sortie cinéma, là je peux sans doute vous le proposer. Mais si j’avais le choix, je préfèrerais sans doute me revoir Mad Max Fury Road.

Couple alpha– Mâle alpha ! Vous êtes sauveteur ! Et vous êtes mon ex-mari ! Nous pouvons sauver tout le monde !
– Pas le temps femme lambda. Je suis le mâle alpha. Nous allons revenir ensemble à la fin, je ferais une réplique puis nous devrons reconstruire le monde. Et par le monde, je veux dire les États-Unis d’Amérique. Pour ensuite le repeupler. Si tu vois ce que je veux dire.
– J’ai décidé de devenir plus indépendante mâle alpha …
– Pas le temps d’entendre ta science-fiction femme ! Un sandwich doit être fait ! Des plaintes contre la sécurité sociale doivent être faites ! Des manifestations contre les vaccins doivent se préparer !

AMERICA !!!!!!!!!!

Les loulous, plusieurs nouvelles ! Tout d’abord et comme d’habitude, si vous voulez vous tenir au courant des différentes sorties d’article, c’est sur Facebook que ça se passe, et c’est ICI. Ensuite, quelques changements vont avoir prochainement lieu sur le site. Nouvelle identité visuelle, compatibilité avec les smartphones et tablettes … Bref, tout un tas de choses ! J’espère que ça vous plaira ! On va franchir une nouvelle étape au sein de l’Antre. Un peu de travaux le temps de refaire le papier peint, mais la bière et les articles couleront bientôt à flot de nouveau.

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