[Critique] Red Sparrow

Pendant la tournée médiatique du film Mother!, Jennifer Lawrence a déclaré que les énormes tempêtes qui touchaient les États-Unis représentaient la colère de la nature contre le fait que Donald Trump soit président.

Elle a gagné le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie ou un film musical en 2015 pour le film Joy, qui n’est pas une comédie ou un film musical.

Tout ça pour vous dire que je ne suis pas du tout affecté par la hype autour de cette actrice. Je n’irais pas jusqu’à dire que je ne l’aime pas, c’est juste qu’elle m’indiffère totalement. Donc forcément la voir autant mise en avant en comparaison à d’autres personnalités féminines me dépasse un peu parfois. Et aussi tout ça pour vous dire que je n’avais pas spécialement d’attentes envers Red Sparrow. Même si il s’agit de l’adaptation d’un roman, les bandes-annonces ne m’ont fait avoir que cette impression : « on dirait un film Black Widow un peu plus sérieux ».

Mais des thrillers d’espionnage m’ont toujours plu alors il était temps pour moi d’aller au-delà de mon avis pré-construit sur l’actrice et de voir ce que le film en lui-même nous propose ! C’est la critique de Red Sparrow (sur l’affiche française ils ont ajouté le sous-titre Le Moineau Rouge, parce qu’ils nous prennent pour des débiles apparemment).

 

 

Red Sparrow est une adaptation d’un roman d’espionnage écrit par un certain Jason Matthews. Comme toujours avec les adaptations, je préfère préciser que je ne parlerais que du film en lui-même et non pas du respect (ou du manque de respect) envers l’oeuvre originale. De toute façon je n’ai pas lu le roman donc simplement aller piquer des avis de gens qui ont lu le livre et les faire passer pour mon propre avis serait d’une tristesse absolue. Et je suis trop gavé aux restes de mes chocolats de Pâques pour être triste !

Red Sparrow raconte l’histoire de Dominika, une danseuse étoile russe qui voit sa vie se briser après un accident lui brisant la jambe. Avec aucun moyen de payer les médecins pour sa mère, elle décide d’accepter la proposition de son oncle : devenir une Red Sparrow et travailler pour les services secrets russes.

C’est un film d’espionnage qui se veut très réaliste dans son traitement. Même si j’adore des films comme Mission : Impossible ou les James Bond pour leur côté fantasmé de l’espionnage, il est parfois bon d’avoir quelque chose un peu plus ancré dans la réalité pour nous montrer également tout le sordide de cette vie. Et ce film ne fait pas les choses à moitié, avec des scènes vraiment fortes et brutales, que ça soit physiquement ou psychologiquement. Et même si je ne suis pas le plus grand fan de l’actrice, je dois remettre à César ce qui lui appartient : Jennifer Lawrence nous livre une bonne prestation et se donne corps et âme dans son rôle. Littéralement pour le corps.

Ce n’est définitivement pas un film tous publics, nous offrant des scènes difficiles même pour un public plus habitué à voir de la violence. Nous ne tombons pas dans l’ultra gore, mais c’est de la violence efficace et crue.

Cette critique va être rapide car j’ai passé un bon moment un bon moment du film. Malheureusement, il n’y a aucune raison que ce film dure 2h20 vu l’histoire qui reste somme toute plutôt simple. Nous avons des twists ici et là, mais les longueurs se font ressentir dans le dernier tiers. Et c’est vraiment la seule chose que je peux lui reprocher. C’est un film très compétent qui fait son boulot. Il n’y a rien de vraiment marquant et je ne tomberais pas dans une dépression si jamais je ne devais plus jamais le revoir. Mais il fait son boulot honnêtement. Juste un peu trop de boulot. Red Sparrow est un très bon thriller de 1h45 piégé dans un film de 2h20 ce qui cause pas mal de dommages à l’intérêt général pour le film.

Attendez plutôt de le voir arriver sur Netflix ou à la télé. Mais payer une place de cinéma pour Red Sparrow ? Je pense que vous pouvez attendre une meilleure occasion pour une sortie cinéma. Et c’est un peu tout ce que j’ai à dire sur ce film les amis. Désolé de ne pas donner plus mais il entre dans la catégorie des films moyens, qui sont souvent les films les plus compliqués à traiter mine de rien.

Vous avez aimé ? Pourquoi ne pas partager ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *