October of Horror – #30 : Halloween, la nuit des masques

Nous y sommes les amis : la dernière saga traitée de toute la rétrospective. Étant donné le thème et la date, est-ce qu’il était possible que je traite un autre film que celui-ci ? Sans doute, histoire de faire quelque chose de plus original, mais parfois la prédictibilité a du bon. Ce film a besoin d’être cité souvent après tout : c’est le parrain du slasher tel qu’on le connait. Pour être tout à fait franc, il partage selon moi ce titre avec le tout premier Vendredi 13 qui a aussi beaucoup participé à la popularisation du genre. Mais étant donné que j’ai déjà parlé de plusieurs opus de la saga Vendredi 13, je voulais revenir sur un film qui lui est supérieur dans le genre (toujours selon moi, ça ne reste que mon avis, pas une vérité générale) en traitant la tuerie de John Carpenter : Halloween, la nuit des masques. Pourquoi nous ne nous sommes pas contentés du titre Halloween comme la plupart des autres pays du monde ? Parce qu’en France, nous aimons les petites phrases d’accroche ajoutées même si cela est totalement inutile.

Bref, replongeons dans la fin des années 70 dans le film qui a lancé la carrière de l’actrice Jamie Lee Curtis et l’un des plus gros succès de la filmographie de John Carpenter. Plongeons dans cette fête qui n’arrivera sans doute jamais à vraiment décoller en France : plongeons dans Halloween, la nuit des masques.

Halloween
 

Qu’est-ce que nous raconte l’histoire d’Halloween ? Le jeune Michael Myers a 6 ans quand il commet un acte effroyable : il assassine sa soeur avec de nombreux coups de couteau. Ce meurtre amène son internement dans une maison de psychiatrie et ce jusqu’à ses 21 ans. Lors de ses 21 ans, maintenant qu’il a l’âge d’être jugé pour l’acte qu’il a commis, il est transféré pour être jugé. Malheureusement, ce dernier s’échappe et ses années en psychiatrie n’ont pas étanché sa soif de meurtre tandis qu’il essaye de repartir pour sa ville natale.

Est-ce qu’il est réellement surprenant de vous dire que ce film est une pépite du genre ? Si nous avons eu 8 films Halloween, puis un reboot qui a eu sa suite avant d’avoir encore un autre opus qui sortira en 2016, ce n’est pas pour rien : le nouveau filon était crée et donc prêt à être exploiter. Pour créer un filon comme celui-ci, il fallait forcément envoyer du très lourd. Je ne peux pas prétendre avoir connu le contexte de la sortie du film à l’époque : en 1978, mon père devait à peine avoir découvert les joies de la masturbation. Et pour combler le tout : ce n’est pas le premier film de la saga que j’ai vu. Le premier que j’ai vu n’est autre que Halloween, 20 ans après. J’ai vu tous les opus depuis et je peux le dire : encore aujourd’hui, aucun autre opus n’arrive à la cheville du film original !

En même temps, peut-il en être autrement avec monsieur John Carpenter derrière la caméra et à la musique ? Si quelque chose devait survivre sur le long terme, c’est bien le thème principal du film qui continue d’être utilisé aujourd’hui. Ce thème est tellement culte les enfants ! Alors imaginez voir un film comme Halloween avec une telle musique en fond ? Je ne veux pas faire le mec qui se dit « c’était mieux avant » alors que je suis dans ma vingtaine, mais d’un point de vue thèmes dans les films d’horreur … ON EN FAIT PLUS DES COMME ÇA !

 

Il n’y a pas que la musique qui soit efficace dans ce film : nous sommes dans un vrai bon slasher. Aujourd’hui, vu le nombre de films du genre qui sont sortis depuis de nombreuses années, un nouveau spectateur pourrait tout de même voir son efficacité. Ok, nous voyons clairement qu’il s’agit d’un film qui a son âge et qui fait son âge, mais la maîtrise est tout de même là et fait de ce film un classique qui n’a pas à rougir de l’arrivée de sa 30ème année dans quelques temps (on a encore le temps je l’avoue, mais quand même !). L’ambiance est vraiment bien travaillée, et Michael Myers reste une figure emblématique du cinéma d’horreur. Le tueur inarrêtable, l’inéluctabilité. Un masque culte qui ne laisse transparaître aucune émotion et qui fait toujours son petit effet.

Du coup, qui pour jouer l’héroïne du film ? Qui est celle qui a affronté Michael Myers pour la première fois ? Jamie Lee Curtis. Halloween a lancé sa carrière, et c’est mérité. A cette époque, sa scène de strip-tease culte dans True Lies est encore loin vu son jeune âge, mais elle a clairement marqué toute une génération. Elle est l’une des Scream Queens, la première véritable héroïne de film d’horreur selon moi. Depuis nous avons eu Sidney avec la saga Scream par exemple, mais le modèle original, c’est Laurie Strode dans la saga Halloween. Elle reviendra d’ailleurs plusieurs fois dans la saga, tant elle a marqué la mythologie de la saga par son emprunte. L’actrice s’en sort donc très bien face à Michael Myers, et on est vraiment intéressés par ce qui risque de lui arriver. Notamment lors d’une scène que je trouve particulièrement efficace : la scène où Laurie s’enferme dans un placard avant que Michael ne défonce le placard en question. C’est un petit peu comme la scène du lit dans The Grudge : quand on se planque dans un placard, normalement on s’y sent à l’abri. Mais quand le tueur y entre de force, tout de suite ça nous prend aux tripes. Il n’y a pas que cette scène qui marque, c’est plus un ensemble.

John Carpenter a clairement fait un travail d’orfèvre avec Halloween : le tueur qui est en fond mais qui disparait, la maîtrise du silence etc… Car oui, même si nous avons un thème culte, le film maîtrise aussi le silence et ça, c’est un tour de force ! Je pense notamment à une scène où Laurie pense s’en être sorti tandis que l’on voit Michael se relever en arrière plan sans aucun bruit. C’est un détail certes, mais ce sont ce genre de petits détails qui font toute la différence entre un bon film et un grand film. La fin notamment est pour moi excellente dans son genre : elle pouvait laisser la place à une suite (ce qu’elle a fait … pour 7 suites …) tout en étant une fin vraiment satisfaisante. Non pas sur l’histoire, mais dans le fond : nous ne savions pas ce qu’il était advenu de Michael Myers et je trouvais ce choix vraiment malin. Je n’ai que de bonnes choses à dire sur ce film de toute façon ! C’est Halloween bon sang ! C’est un classique. Et je ne vois pas quoi d’autre ajouter pour être franc.

Halloween, c’est la base de tous les slashers que l’on connait. Il est le patron du genre tout en étant son créateur. Certes, l’aura de la saga en a pris un énorme coup avec les suites toutes plus mauvaises les unes que les autres, mais si le tueur Michael Myers est présent dans le panthéon du genre, ce n’est pas pour rien. La maitrise est là, les scènes cultes sont là … Halloween, la nuit des masques est tout simplement un classique du genre, et tous les amateurs de slashers au cinéma devraient y jeter un oeil si ce n’est pas déjà fait !


Demain … C’est la der !! L’October of Horror touche à sa fin ! Je ne vous dis pas quel film je traiterais à la fin, mais ça risque de vous faire un peu bizarre. Comment dire … Une fin un peu anti-climax ? Bref, si vous avez aimé cet article et que vous voulez montrer votre soutien, ou si vous voulez simplement causer cinéma (car c’est bien pour ça que nous sommes réunis ici après tout !), la page Facebook est là pour ça. D’ici là, je vous dis à la prochaine, et réécoutez moi ce thème ! En guise de sonnerie de portable, ça doit quand même carrément le faire.

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