October of Horror – #19 : J’ai rencontré le diable

Depuis le début de ce mois spécial, je vous ai parlé de pas mal de films. Des bons, des moyens, des très mauvais … Il y avait vraiment de tout. Pour commencer la semaine, j’ai décidé d’attaquer le haut du panier cette fois. On va aujourd’hui parler d’un film qui m’a mis une véritable claque. Techniquement, il ne s’agit pas d’un film d’horreur. Mais c’est un thriller qui reprend définitivement une ambiance et des images très horrifiques alors je le compte. Et puis quand on y pense, c’est ma rétrospective, autant que je choisisse les films dont je veuille parler non ?

Bref, nous quittons les contrées habituelles de l’horreur pour nous concentrer sur la Corée du Sud. Ce pays est surtout connu pour avoir Starcraft comme étant quasiment une religion, tout en étant une matière qu’on essaye à l’école. Mais ces derniers ne font pas uniquement de la graine de champion du sport électronique mondial. Ils font aussi des films. Et parmi ces films, il y a celui dont je vais vous parler aujourd’hui : J’ai rencontré le diable. Et même si je vous exposerais un peu plus mon avis dans quelques lignes, je vous le dis tout de suite : ce film est un chef d’oeuvre dans son genre. Si vous aimez les films à l’ambiance glauque ou les thrillers, regardez ce film car c’est tout simplement une pépite. Il vaut vraiment le coup d’oeil. Je vais attendre ….



C’est bon ? Vous l’avez vu ? Il n’était pas fantastique franchement ?! Qu’est-ce que je vous disais ! Du coup, je peux parler librement du film. Ce soir, on va un peu plus bas que la campagne dirigée par Kim Jong Un et on parle d’une tuerie venue du sud : J’ai rencontré le diable.

J'ai rencontré le diable
 

J’ai rencontré le diable nous raconte l’histoire de l’agent spécial Soo-hyun. Ce dernier a perdu sa fiancée, torturée et tuée par un tueur en série. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : retrouver la personne qui a fait ça et lui faire subir le même sort qu’il a fait subir à sa future femme. Mais il va vite comprendre que si il veut arriver à ses fins, il devra lui-même s’affranchir de toute moralité. Il doit lui-même devenir un monstre pour faire payer un autre monstre et arriver à ses fins.

Il y a un sujet qui me fascine tout particulièrement. Que ça soit au cinéma, dans les séries ou même la littérature : l’aliénation. Cela peut sembler légèrement sadique dit comme ça, mais c’est un fait. Quand je vois un personnage plonger dans les méandres de la folie, je trouve ça fascinant. Tout ce qui touche aux mécanismes du cerveau, à la pensée … Tout ça est un domaine qui m’intéresse grandement. Et ce film en parle d’une manière vraiment très efficace. Si il m’a mis une claque, ce n’est pas pour rien : J’ai rencontré le diable est un film fou. Le film nous met dans une position très étrange où le héros ainsi que le méchant font tous les deux des choses absolument horribles à l’écran. Le méchant est un tueur en série sadique et sans pitié. C’est un psychopathe, le mal absolu. Alors forcément, nous comprenons la soif de vengeance que ressent le héros, c’est humain. Nous nous identifions à cette rage. Mais c’est là que le film devient fantastique : plus le film passe, et plus il devient difficile de s’identifier au héros.

Comme je vous l’ai dit dans le résumé, il devient de plus en plus un monstre. Il traque et fait subir différentes tortures au tueur avant de le laisser s’échapper, puis il se remet à le torturer et ainsi de suite. Au début nous avions du combat rapproché et le héros essayait d’empêcher le tueur de violer une jeune fille. Là, nous étions forcément de son côté. Mais vers la fin, nous avons des tortures qu’il devient vraiment difficile d’accepter en tant que spectateur. C’est d’autant plus difficile qu’on ne peut pas savoir comment nous réagirions nous même dans une telle situation. Notre côté bienveillant nous conforte en nous disant qu’il est absolument impossible que l’on fasse quelque chose comme ça, mais la réalité est qu’on ne le sait pas. Et c’est ce qui me marque particulièrement avec ce film : il nous met à la place du héros même si notre identification à ce héros baisse au fur et à mesure que le film avance et que sa vengeance se fait.

Je vous le dis, je vais spoiler la fin du film dans peu de temps, alors si vous ne voulez pas être au courant, eh bien je vous souhaite à tous une bonne fin de journée. Et regardez ce film bon sang ! … Bon, on est entre gens qui ont vu le film ou qui se fichent d’être spoilés. C’est donc reparti : même si nous comprenons le héros et son ambition, il est réellement difficile d’être de son côté à la fin, quand son ultime piège est une machine qui décapitera sa victime quand sa famille entrera. Il faut reconnaître que là, pour le coup, le héros a eu un peu trop de zèle dans ses envies de vengeance. Le méchant ne méritait que ça, c’est certain. Mais quand même, quand c’est arrivé et que nous voyons le héros partir tranquillement avant de craquer mentalement et de pleurer pour enfin relâcher toute la tristesse et le mal qu’il a accumulé, c’est fort émotionnellement parlant.

Il l’est également sur le côté visuel d’ailleurs. Car oui, ce film n’a beau pas être un film d’horreur, la violence est définitivement là. Ce film n’est clairement pas fait pour tous les publics. Parce que mes amis lecteurs, nous avons de tout ! Du viol, du cannibalisme, du meurtre, de la torture … Tout y est. On ajoute à ça des dialogues bien crus de la part de Choi Min Sik (incroyable dans son rôle de psychopathe complet, qui montre qu’il est parmi les grands noms du cinéma sud-coréen) et on obtient un cocktail glauque mais détonnant. Ce qui le rend aussi efficace, c’est la réalisation tout simplement impeccable et l’ambiance visuelle qui se dégage des différents décors. Une scène m’a particulièrement marqué en terme de réalisation au point de parfois me relancer uniquement cette scène. Je pense que ceux qui ont vu le film savent de quelle scène je parle : la scène de la voiture avec l’auto-stoppeur. La rapidité, les angles de caméra … Juste une petite tuerie cette scène. Au sens littéral d’ailleurs !

Bref, vous l’aurez compris : J’ai rencontré le diable est selon moi un véritable bijoux du genre. L’ambiance est ultra glauque et le film est très violent ce qui en fait un film à ne pas montrer à tous. Mais bon sang, si vous aimez le genre du thriller bien glauque, ce film se doit de figurer dans votre collection. Un de mes films sud-coréen préférés (je le préfère même à Old Boy c’est dire !) et une tuerie qui mériterait d’être plus connue.


Quand je n’aime pas un film, je le dis très clairement. Mais dans l’autre sens c’est également le cas ! Je ne vous donnerais pas d’indice pour le film de demain parce qu’un seul mot pourrait vous aider à tout de suite trouver le film donc bon … Vous devrez attendre sans pouvoir tenter des prédictions ! D’ici là, si vous souhaitez montrer votre soutien à mon humble antre, n’hésitez pas à rejoindre la page Facebook qui est là pour ça. Mais j’accepte aussi tout don financier bien entendu. Je ne suis qu’un homme après tout.

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