October of Horror – #18 : Saw VI

Je vous le promets, je ne ferais pas un seul jeu de mot sur le titre du film. Mais c’était amusant de voir que dans les différentes vidéos françaises de présentation du film, les voix-off disaient Saw : Chapitre 6 afin d’éviter de tomber tout de suite dans le jeu de mot. La seule réelle question qu’on devrait se poser est plutôt : comment Laurent Ruquier n’a pas pu faire tout un monologue de 15 minutes sur ce jeu de mot vaseux ? Il adore faire ça pourtant ! C’est dommage, on lui donne de la matière première et le mec ne l’exploite pas … Tant pis, occasion ratée !

Sinon, autant vous prévenir en avance quant à Saw VI et son niveau de violence : le type qui a fait ça est un maniaque. J’espère que vous avez le coeur bien accroché parce que c’est une véritable boucherie à l’intérieur :

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Bon, parlons de Saw VI maintenant. Parce qu’en plus de son titre et les milliards de jeux de mots qu’il a crée, il y a quand même un épisode pas trop trop mauvais qui s’y cache.

Saw VI

Parlons d’abord de cette phrase d’accroche pour l’affiche. « Le jeu revient aux origines » … Mais aux origines de quoi sincèrement ? Cette phrase d’accroche n’a strictement aucun intérêt. Je comprends qu’une phrase d’accroche peut amener un petit quelque chose, mais les affiches de la saga Saw sont suffisamment bien faites pour qu’on ait pas besoin de ces phrases de merde. C’est toujours mieux que les jeux de mots affligeants qu’on a sur les affiches des films « comiques », mais quand même, parfois ne rien mettre est mieux que de mettre quelque chose d’aussi inutile.

Au niveau de l’histoire, où est-ce qu’on en est ? Hoffman n’a pas très bien fait son boulot en effaçant ses traces dans Saw V. Résultat : les agents du FBI Erickson et Perez commencent à sérieusement douter de lui. Au même moment, nous avons un homme au nom de William Easton qui commence à subir une nouvelle série d’épreuves. William Easton avait pris en charge le dossier de Jigsaw à l’époque où il souffrait de son cancer et avait refuser de lui accorder un traitement expérimental.  Tandis qu’il va essayer de survivre aux différentes épreuves, Hoffman va lui essayer de maintenir son identité secrète tout en voulant se débarrasser de toutes les personnes enquêtant sur lui.

Je vous le dis maintenant : j’ai apprécié Saw VI. Est-ce que c’est le meilleur épisode de la saga ? Loin de là, le premier reste et restera inatteignable. Mais est-ce que c’est un bon Saw ? Eh bien oui. Cela reste bien entendu une série de scènes violentes, on a du gore … La série est maintenant trop codifiée pour qu’on obtienne autre chose que ça. Le principe de la série d’épreuves semble aussi être restée … Les personnages ne semblent plus subir un piège mais toute une série. C’est dommage car en terme d’originalité, ce n’est vraiment pas ça. On a la même chose depuis Saw III et il aurait été bienvenue d’avoir encore quelque chose de différent, ou alors qu’on revienne aux bases avec des personnages qui ne subissent qu’un seul jeu qui tienne sur tout le film. Mais bon, ce sont des suites, donc il faut que la quantité soit plus importante, au détriment de la qualité.

William Easton va donc subir une vague d’épreuves où il devra se battre pour sa propre survie, ou alors pour la survie d’autres personnes. C’est un point que j’ai pas mal apprécié dans ce film : il y a pour une fois une logique derrière les différentes épreuves qu’il subit. On comprend avec les flashbacks que ce personnage se basait sur de la logique pure pour accorder ou non une assurance maladie aux gens. Avec ces épreuves, il n’est plus question de logique, mais bel et bien de ressenti. On le voit vraiment dans l’épreuve où il doit choisir entre 2 personnes qui sont menacées d’être pendues : sa vieille secrétaire et son jeune clerc de dossiers. Si il avait appliqué son calcul, il aurait bien entendu choisi son clerc, mais on voit qu’il a plutôt choisi les sentiments à la logique. Et c’est plutôt bien fait dans ce film : pour une fois, le personnage principal de l’opus subit une véritable évolution. Il est différent entre chaque épreuves et réagit différemment. Ce qui rend la fin très efficace. J’en parlerais dans quelques instants.

Recentrons-nous sur Hoffman : comme pour Saw V, le personnage n’est pas intéressant du tout. On le voit juste tuer à la chaîne pour essayer de couvrir ses traces. Mais l’intérêt du spectateur est toujours aussi nul : Hoffman n’est pas aussi intéressant que ne l’était Jigsaw. Et heureusement qu’il apparait encore à travers les différents flashbacks le long du film parce que sinon, se reposer uniquement sur Hoffman rendrait le film clairement moins bon. Il y a également le fameux mystère de la boîte laissée à l’ex-femme de Jigsaw qui a sa réponse : il y a le piège culte du « piège à ours inversé », que l’on a vu dans le tout premier film et qui était d’ailleurs sur son affiche. Elle doit faire en sorte de mettre ce piège sur Hoffman afin que toute cette histoire soit finie, et que Hoffman ne puisse pas continuer l’oeuvre qu’il a commencé. Et j’aime aussi ce point de l’histoire. Cette volonté de Jigsaw de voir son héritage mourir avec lui et donc cette rivalité indirecte entre lui et Hoffman est pas mal. J’aurais d’ailleurs limite aimé qu’on ait pas du tout de Saw 3D : Le chapitre final, et qu’on se concentre sur ce qui arrive à Hoffman sur les deux films, tout en gardant l’autre histoire avec William Easton et sa série d’épreuves. Car il faut avouer qu’il ne se passe pas assez d’événements dans le septième film pour être important, alors que Saw VI est un film vraiment nécessaire au sein de la saga.

Bref, nous faire un film d’environ 2 heures qui nous offrait un mélange de Saw VI et de Saw 3D : Le chapitre final et on aurait eu un final des plus explosifs ! Mais malheureusement, le business est le business donc pourquoi faire un seul bon film quand on peut en faire 2, dont un presque inutile ? C’est 2 rentrées d’argent … C’est effectivement un argument qui m’exaspère en tant que fan, mais que je comprends si je me mets à la place des producteurs qui veulent exploiter le filon jusqu’au bout.

Le film en lui-même n’est pas ultra gore même si il offre bien entendu sa série de moments bien graphiques. Saw III et Saw IV restent vraiment les deux films les plus violents de la série. L’histoire devient enfin intéressante avec l’implication de l’ex-femme de Jigsaw et de tout ce qui touche à l’enquête entourant Hoffman. Hoffman en lui-même est malheureusement toujours aussi peu charismatique et rend toute cette seconde moitié de la saga bien moins marquante que ne l’était la première moitié … C’est d’ailleurs le point faible majeur du film : comme il est une part importante de l’intrigue mais qu’il n’est pas intéressant, on finit par juste attendre la conclusion à toute cette histoire pour en finir une fois pour toute. Voir si Hoffman s’en sort ou meurt et basta !

Parlons d’ailleurs de la fin du film : nous avons du côté de William Easton un dilemme dont il est l’objet. Il se trouve en effet dans une salle en face d’une femme et d’un adolescent, qui sont la femme et le fils d’un homme emporté par la maladie, après que ce dernier se soit vu refusé une assurance par William Easton. Quand on voit donc l’adolescent enclencher le mécanisme qui tue William Easton (d’une façon bien hardcore d’ailleurs en passant : une vague de seringues sont plantés dans son dos et déverse de l’acide dans son corps, le tuant dans d’atroces souffrances en voyant la moitié inférieure de son corps se séparer du buste … bon appétit bien sûr !), on comprend son action, tout en regrettant qu’elle arrive puisque nous avons vu tout du long que le personnage de William a évolué au fur et à mesure des épreuves qu’il subissait. Du coup, le voir mourir m’a fait me soucier du personnage, ce qui est quand même bien plus que toutes les victimes réunies de Saw II à Saw V.

Saw VI, c’est donc un bon opus. Bon dans sa version inférieure. Bien entendu que nous sommes dans une machine qui produit un film par an à ce moment et que le niveau général n’est pas excellent. Mais pour un film de la seconde moitié de la saga, il est mieux que ce à quoi nous étions habitués depuis pas mal d’épisodes. Et c’est déjà une belle performance. Après, est-ce qu’il a un quelconque intérêt pour les gens qui n’ont pas suivi la trame tout au long de la saga ? Clairement pas. Vous pouvez bien entendu passer votre chemin. Saw VI laisse un goût de sauci d’inachevé par contre en ce qui concerne Hoffman. On le voit finalement piégé par l’ex-femme de Jigsaw, on se dit que ça y est, tout est fini … Sauf qu’il arrive à s’en sortir … Et qu’il est maintenant fou de rage. Saw 3D : Le chapitre final n’existe uniquement parce qu’on voulait faire trainer les choses encore un film alors qu’on pouvait largement en finir d’une bonne manière avec Saw VI. Un film sympathique qui aurait pu être une fin assez satisfaisante à la saga qui a perdu de sa superbe à chaque nouvel épisode … Mais non … Saw 3D : Le chapitre final est là, et il faut en parler pour en finir définitivement avec cette saga.


Plus qu’un seul opus et on en aura enfin fini avec la saga Saw ! Je n’ai quasiment pas fait de jeux de mots sur le titre du film en plus, je suis satisfait de ne pas être tombé aussi bas dans la facilité. Je devrais m’acheter un bouquet de fleurs et me le lancer dessus tiens. Plus sérieusement, demain je vous attaque avec du lourd puisqu’il s’agit de l’un de mes thrillers horrifiques préféré ! Un thriller japonais ! Je ne vous en dis pas plus car je veux maintenir la surprise, mais vous êtes prévenus : le film de demain est une pure tuerie dans son genre !

D’ici là, je vous dis à la prochaine. Si vous voulez vous tenir au courant des sorties d’articles au sein de l’Antre, n’hésitez pas à rejoindre la page Facebook (ICI !! COUCOU !!) car elle est là pour ça.

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