October of Horror – #10 : Scream 2

Je vous l’avais dit dans l’article consacré au premier Scream : mon opus préféré de cette saga n’est autre que Scream 2. Pourtant, il s’agit d’une suite. Et nous savons tous à quel point il est rare d’avoir une suite supérieure au film original. Ici, c’est purement personnel. Je pense qu’objectivement, Scream est un meilleur film. Mais il y a quelque chose en plus dans Scream 2 qui fait que je l’apprécie plus que le premier. Et cette raison n’est pas uniquement Timothy Olyphant qui surjoue, même si j’adore Timothy Olyphant quand il surjoue. Et puis la saga Scream m’est chère, Scream étant le premier film d’horreur que j’ai vu de ma vie (oui oh je suis jeune, sinon c’est évident que je serais allé voir L’Exorciste ou le premier Massacre à la Tronçonneuse au cinéma !), donc on touche encore à l’enfance ici.

Bref, aujourd’hui je vais vous parler de mon opus préféré dans la saga : Scream 2 ! En plus avec Jamie Kennedy dedans ! La vache, je n’aime pas du tout cet acteur mais son personnage est génial dans la saga Scream … Je suis en plein conflit interne.

 

Scream 2

Qu’est-ce que nous raconte Scream 2 ? Nous sommes un an après le massacre de Woodsboro. Sidney et Randy, les survivants au fameux massacre, sont maintenant étudiants à la fac. Leur histoire est devenue très connue depuis que le livre écrit par Gale racontant les événements est sorti et est devenu un hit, au point qu’une adaptation au cinéma soit sorti, le film Stab. C’est d’ailleurs pendant une séance au cinéma diffusant le film Stab que de nouveaux meurtres sont perpétrés. Au début, nous pensions simplement à une simple coïncidence. Mais très vite, Sidney comprend qu’il y a un nouveau tueur en liberté qui a repris le masque de Ghostface et qu’elle est à nouveau la cible.

Pourquoi est-ce que Scream 2 est mon opus préféré ? Tout simplement parce que pour moi, Scream 2 est l’opus qui équilibre le mieux les deux aspects de l’univers : l’histoire en elle-même et tout le côté méta du film. Si on me demande quel est l’élément que je préfère dans la saga Scream, je ne dirais sans doute jamais que ce sont les meurtres ou l’histoire. C’est vraiment Wes Craven qui a fait de Scream une saga à part avec tout ce côté méta qui personnellement me plait énormément. Certains pourront dire qu’au contraire c’est l’aspect qu’ils aiment le moins, le côté auto-référencement constant etc… Et ils auraient selon leur point de vue raison, d’ailleurs c’est le cas avec Scream 3 personnellement qui veut trop faire le film conscient de ce qu’il est, au détriment de l’histoire elle-même qui est plutôt ridicule dans cet opus. Mais avec Scream 2, je trouve le dosage vraiment agréable pour le spectateur.

Bon, tout n’est pas parfait bien évidemment. Je reviendrais plus tard dans l’article sur l’identité du tueur qui ne me convient qu’à moitié par exemple. Mais le film réussit à rester surprenant, tout en étant une suite. Rien que ça selon moi, c’est un tour de force de la part de notre bon vieux Wes Craven (RIP). Par surprenant, qu’est-ce que je veux dire ? Il faudrait revenir à la bande-annonce du film avec une scène bien particulière : celle où Randy est au téléphone avec le tueur au milieu d’un parc. Dans la bande-annonce, c’est juste une phrase pour dynamiser le tout, classique de chez classique. Dans le film cela nous donne une version des plus étranges car au moment où cette scène a lieu et qu’enfin il prononce la phrase qui était dite dans la bande-annonce, 1 seconde après il se fait tuer. Mais vraiment, il gueule sa phrase au téléphone … Bim il est emmené de force dans une voiture où il se fait poignarder à plusieurs reprises. Dommage Randy, je t’aimais bien. Tu étais le fan de cinéma en qui je me reconnaissais, la stupidité d’avoir accepté de tourner des années plus tard dans Le Fils du Mask en moins.

Il est d’ailleurs là une bonne partie du film pour nous faire la même chose que dans le premier opus : il nous explique les règles du jeu. Il nous dit qu’il y aura plus de morts cette fois-ci car les gens ne viennent que pour ça dans 80% des cas. Et c’est bien entendu le cas. Nous avons plus de morts dans Scream 2 que dans le premier Scream. Nous avons également la scène où Randy est en cours et où il cite avec ses camarades quelles sont les suites de film qui sont supérieures aux originaux. Bref, tout est fait pour nous mettre dans l’ambiance, tout en nous rappelant que le film est parfaitement conscient de ce qu’il est : une suite. Il doit donc simplement se contenter de fournir plus de scènes de meurtres que dans le premier opus. On ajoute à ça une apparition surprise de Selma Blair au milieu de tout, la présence de l’actrice Sarah Michelle Gellar, que tout le monde appelle Buffy puisque l’immense succès que sera la série Buffy contre les vampires commençait la même année. 1997 était vraiment l’année de Sarah Michelle Gellar ma foi !

Même si nous avons plusieurs nouveaux personnages, pas mal d’anciens sont également présents puisque Courtney Cox et David Arquette reprenaient leurs rôles respectifs. Nous avons également Liev Shreiber qui revient dans cet opus, étant dans le premier film le suspect principal dans l’affaire concernant le meurtre de la mère de Sidney. On a donc une vraie suite ici, avec l’histoire qui a bien suivi son cours pour les différents personnages.

Du coup, il faut conserver certains gros personnages du premier opus. Randy est passé à la casserole, mais les autres sont nos habitués, il fallait donc les nouveaux personnages pour servir de nouvelles victimes du tueur. Et les scènes de meurtre dans cet opus sont vraiment efficaces. Nous avons des meurtres que nous oublions très vite, mais d’autres où il y a de la vraie tension pour le spectateur. On a beau connaître cet univers, comme c’est un univers qui a conscience d’être dans un film d’horreur, nous n’étions jamais à l’abri d’avoir des surprises.

En parlant de surprises, l’identité du nouveau tueur était comme dans le premier opus une surprise. Le tueur était en effet un camarade de la classe de Randy, joué par Timothy Olyphant. Et quand nous avons la scène où il nous explique les raisons de ses actes, il se met à surjouer. Mais d’une façon tellement divertissante que je ne peux qu’aimer cette scène. Ce n’était pas comme dans The Weatherman ou Volte/Face par exemple où quand on avait Nicolas Cage qui se mettait à péter un câble, on se demandait ce qui lui arrivait. Maintenant on ne se pose plus la question, parce que Nicolas Cage est cinglé. Mais dans Scream 2, Timothy Olyphant rend le tout divertissant. Son envie de marquer l’histoire tout en offrant un hommage au premier massacre me satisfaisait en guise d’explication. Malheureusement, nous avons comme dans le premier opus une seconde personne qui entre dans la danse. Et là, ça m’a beaucoup moins plu car je trouve que cela sortait un peu trop de nulle part pour être crédible. La deuxième personne qui était derrière tout ça était en fait la mère de Loomis, l’un des deux tueurs du premier film.

Pour moi, ce n’était vraiment pas nécessaire. Surtout quand on voit que l’actrice en question se contente d’avoir les yeux grands ouverts pour jouer la cinglé. Avoir un seul tueur me convenait parfaitement pour cette suite. Mais bon, on reste sur l’idée du duo. SOIT !

Que dire en guise de conclusion sur Scream 2 ? C’est une suite qui a conscience d’être une suite et qui en joue d’une très bonne manière selon moi. Même si nous connaissons Ghostface et son célèbre couteau, nous avons encore de vraies scènes qui nous mettent sous tension. L’histoire en elle-même est globalement classique, mais satisfaisante. Quant à tout l’aspect méta du film, c’est pour moi l’équilibre parfait. Nous avons des clins d’oeil et des références ici et là, mais le film ne s’appuie pas trop dessus. Nous n’avons pas de moments où le film s’arrête pour essayer de nous dire « vous avez vu comment je suis trop malin parce que je sais que je suis un film ?! AIMEZ-MOI !! ». Wes Craven a su trouver un vrai équilibre pour nous sortir un film bien dosé, bien divertissant, bien efficace. Est-ce qu’il vous filera des chocottes ? On aura de la tension dans une scène ou deux mais rien de bien traumatisant. Parfait pour une soirée entre adolescents à Halloween qui font autre chose que des selfies dans des costumes de personnages connus en version « sexy ».


Promis, je n’avais aucuns jugements envers la génération adolescente que nous avons actuellement. Je ne veux pas jouer le vieux con qui a connu la vie alors que je suis dans ma vingtaine et que mon hobby est littéralement de vous causer cinéma sur internet. Ça ne va pas plus loin que la blague. Sauf la partie selfie, ça c’est vraiment juste une pratique de merde. PÉPÉ GREIL A PARLÉ !

Si vous souhaitez vous tenir au courant des prochaines sorties d’article sur le site, n’hésitez pas à rejoindre la page Facebook de mon humble antre. Elle est là pour ça après tout ! Demain, je vous parlerais d’une autre suite ! Mais pas de Scream, même si je vous parlerais de Scream 3 et de Scream 4 durant cette longue rétrospective. J’espère que cet article vous a plu, d’ici là je vous dis à la prochaine et portez-vous bien !

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