October of Horror – #07 : 28 jours plus tard

Notre invasion de zombies au sein de l’Antre du Greil se termine aujourd’hui ! Nous avons eu droit à du très bons, ainsi qu’à du très mauvais (pas besoin de vous redire quel film était le très bon et lequel était le très mauvais). Et je ne sais pas vous mes amis, mais personnellement je préfère quand cela finit au sommet, histoire de bien marquer les esprits. J’ai donc décidé que pour le troisième et dernier film de zombie que je traiterais dans cet October of Horror, on irait au top du top. En haut du panier dans le genre, à la crème de la crème, à la cerise sur le gâteau : 28 jours plus tard de Danny Boyle.

« Ce ne sont pas des putains de zombies Greil ! DES INFECTÉS !! CE SONT DES INFECTÉS !! »

Oh franchement ça va les enfants, c’est pareil. Il faut qu’on arrête de jouer sur les mots au bout d’un moment. 28 jours plus tard reprend très clairement le genre du film de zombie. Seulement on a joué avec les mots en disant que ce sont des infectés. En tout cas, ça reste l’un des tous meilleurs films de zombie de l’histoire du cinéma ! C’était donc le choix logique pour finir au top du top avec la vague des films de zombie. Parlons de 28 jours plus tard !

28 jours plus tard

Tout d’abord, je tiens à justifier mon choix de 28 jours plus tard. J’aurais en effet pu choisir un classique du genre comme un film de George A. Romero (du coup, dans ses premiers, certainement pas dans ses derniers !) par exemple. Mais je vous avoue que je n’aurais sans doute pas assez de choses à dire sur un film de zombie classique. Quand je dis classique, ce n’est pas un mal bien entendu, encore une fois, je n’ai que de l’amour et du respect pour George A. Romero. L’internet est un lieu rempli de passionnés du genre qui ont déjà fait 1000 fois un travail plus qu’exemplaire sur le genre. J’ai donc préféré me concentrer sur les films qui essayent de modifier les codes du genre, qui essayent de s’éloigner de la formule tout en respectant les fans de cette formule. 28 jours plus tard fait ça d’une manière exemplaire, au point d’être probablement le film du genre le plus apprécié par le public ainsi que par les critiques.

Ce film est sincèrement génial et vaut le coup d’oeil. Même si vous n’êtes pas fan des films un peu gore ou des films de zombie, 28 jours plus tard a une qualité qui est digne de valoir le coup d’au moins essayer de le voir une fois. Du coup, ma conclusion à la fin de cet article est plutôt évident : j’adore ce film. Mais parlons-en quand même !


Qu’est-ce que nous raconte 28 jours plus tard ? Nous sommes en Angleterre. Nous nous retrouvons au milieu d’un groupe d’activistes qui sont opposés à la violence faite aux animaux. Ce groupe s’infiltre dans un laboratoire pour y libérer des singes mais ces animaux sont très spéciaux : ils sont le fruit d’une expérience qui a fait d’eux des bêtes enragées et qui peuvent transmettre ce virus aux humains, faisant d’eux des infectés qui ne pensent qu’à une chose : tuer. Évidemment, cela arrive et l’Angleterre devient vite une île envahie d’infectés. C’est dans ce contexte qu’un certain Jim se réveille, 28 jours plus tard après le début de l’épidémie. Nous découvrirons à travers ses yeux ce qu’il se passe et surtout comment survivre dans un tel monde.

Autant vous prévenir, je vais vous spoiler pas mal d’éléments du film, donc si vous êtes suffisamment intéressés pour voir le film et que vous voulez conserver la surprise, eh bien faites le maintenant parce que vous avez 13 ans de retard bordel !

Ce film est tout simplement parfait dans son genre selon moi. Je vous explique pourquoi : comme pour L’Armée des morts, ici nous n’avons pas des zombies classiques qui marchent lentement et qui infectent les gens par une morsure. Non non non, ici on a des infectés qui sprintent extrêmement vite. L’infection se fait par n’importe quel contact du sang d’un infecté dans la bouche, les yeux ou une plaie d’une personne saine, et le temps de la transformation est extrêmement rapide ! C’est fini les heures de lente agonie d’une personne qui a le temps de dire au revoir à ses proches avant de finir par devenir un zombie. Là, on est infectés, on a juste quelques secondes pour se suicider tout de suite ou il sera trop tard, nous serons déjà l’un d’entre eux.

Nous avons donc une tension dans ce film qui est presque palpable. Encore plus que dans L’Armée des morts étant donné qu’ici, les personnages sont en plein air et doivent se balader à travers les villes. Nous ne sommes pas dans un jolie centre commercial protégé qui nous maintient à l’abri pendant plusieurs jours. Les héros sont vraiment dans un danger constant tout au long du film, pour bien nous faire nous rendre compte qu’ils ne sont jamais à l’abri et que le danger est partout dans cet univers. L’univers qui est d’ailleurs un gros point du film : que ça soit dans la scène du réveil de Jim qui se balade dans la ville de Londres totalement désertique (énorme scène), la scène où le groupe s’endort en plein air en pouvant observer le spectacle de la nature au réveil (la scène des chevaux, tout ça) ou la scène où Jim prend les choses en main vers la fin (je vais revenir sur toute cette partie du film parce qu’il faut en parler !) : l’univers et la nature sont vraiment au centre de 28 jours plus tard.

Quand je parle de la nature qui est au centre du film, il y a également la nature de l’homme (OUH TRANSITION BITCH) qui est en jeu. Et ce film le fait d’une manière qui est selon moi magistrale. Là je suis définitivement dans le domaine du spoiler car je vais vous parler du dernier tiers du film : celle avec l’armée. Pour vous donner un petit résumé : l’armée est venue sauver le groupe des héros qui viennent de perdre un membre important. On promet que la société va se reconstruire, que tout va bien aller. Évidemment, puisque c’est l’armée et que maintenant nous sommes des habitués aux mensonges de l’armée dans les films ou séries sur les zombies (Fear the Walking Dead ? Oui c’est à toi que je parle, tu n’as rien inventé ! Mais je t’aime quand même), on sait que c’est faux. L’armée veut juste « s’occuper » (ça veut dire violer) des filles qui accompagnent Jim (ça veut dire Jim), en commençant d’abord par se débarrasser de lui. Seulement, ce dernier réussit à s’échapper, et le film change complètement de ton.

Jim entre dans sa phase de vengeance envers l’armée, et il n’y va pas avec le dos de la cuillère. La transformation physique est hyper impressionnante : il est physiquement comme les infectés. Il est déterminé et fait tout pour se débarrasser de l’armée pour sauver ses deux amies. Je ne dis pas comment cela finit, mais bon sang cette scène est forte. Même dans ses déplacements, nous avons l’impression qu’il est devenu un infecté. Bravo monsieur Boyle, vous avez fait un film qui est dans la liste de mes films préférés, mais également la liste des 500 meilleurs films de tous les temps, ce qui est quand même un peu plus classe je dois l’avouer.

Bref, 28 jours plus tard, c’est simplement un chef d’oeuvre du genre. La tension est palpable, la violence est à la fois physique et morale avec les différents personnages. Cillian Murphy joue extrêmement bien son rôle, la réalisation est impeccable. Évidemment, ce n’est pas un film à montrer à n’importe qui. Il reste un film violent, ça ne fait aucuns doutes. Mais bon sang, si vous aimez les films de zombies, ou même les films ayant une grosse tension, regardez moi cette pépite. Est-ce qu’il fait peur ? Par moment il y a vraiment de la tension oui. Est-ce que l’on criera devant son écran au point d’en faire les cauchemars ? Je pense que non, mais chacun a sa propre sensibilité. En tout cas, si vous cherchez un film à regarder, vous ne pourrez jamais vous tromper avec 28 jours plus tard. Et regardez sa suite 28 semaines plus tard également. Il n’est certainement pas aussi marquant, mais il est vraiment très efficace lui aussi !


J’espère que ces 3 jours consacrés à nos amis les zombies vous ont plu ! En tout cas pour moi ça a été un réel plaisir. De s’y replonger tout d’abord, mais également d’écrire à ce sujet. Demain, on a un tueur qui commence à faire son habitué au sein de cet October of Horror. Si vous souhaitez vous tenir au courant des différentes sorties d’articles ou simplement pour causer cinéma en général, n’hésitez pas à rejoindre la page Facebook de l’Antre du Greil, elle est là pour ça les amis ! D’ici là, portez-vous bien, et vive les zombies ! La chanson de The Cramberries aussi d’ailleurs. Tiens, je vais vous la partager, je me sens d’humeur musicale aujourd’hui !

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