October of Horror – #04 : Saw II

Vous vous souvenez il y a quelques jours quand je vous avais vanté la qualité de l’excellent thriller qu’est Saw ? Ouais, bah à partir de maintenant on peut effacer tout ça et partir sur un postulat très simple : de Saw 2 à Saw 3D : Le chapitre final, cela va du moyen au carrément mauvais. On oublie la qualité du premier, on prend le film et on essaye d’étirer son concept sur 7 films, en essayant de mettre un maximum de gore histoire de devenir une vraie boucherie et faire plaisir aux amateurs de viande. C’est très simple : Saw II, c’est le début de la « mcdonaldisation » de Saw. Ce mot n’existe pas, je viens de l’inventer. Vous ne pouvez plus l’utiliser c’est trop tard, le brevet est déposé.

Bref, parlons peu parlons bien, parlons de Saw II et du début de la descente dans la niaiserie pour la saga.

 

Saw II

 

Comme je l’ai dit plus haut, si Saw était une petite salade goûteuse, Saw II c’est le menu XL chez Mcdo avec un sandwich en plus et un frappé aux fruits rouges. On sent la volonté de reprendre ce qui a marché, mais d’en faire tellement plus qu’à la fin ça en devient immangeable. La raison de tout ceci ? Un homme : Darren Lynn Bousman. Cet homme est le scénariste de Saw II et son réalisateur. Mais il est resté derrière la caméra pour Saw III et Saw IV. Bref, il s’est ramené dans l’univers Saw et s’y est senti tellement bien qu’il a décidé de s’y installer.

Seulement, et là je pense que personne ne pourra me contredire : Darren Lynn Bousman, ce n’est clairement pas James Wan. On ne joue pas dans la même école là. Mais avant de s’attaquer au coeur du problème, parlons de l’histoire de cet opus : le tueur en série Jigsaw est retrouvé par la police. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu pour l’équipe d’intervention qui comprend vite quelque chose : au moment où ils sont là, un autre jeu suit son cours, avec non pas 2 mais 8 personnes piégées, dont le fils d’un des membres de l’équipe, ainsi qu’Amanda, survivante d’un précédent jeu que l’on a pu voir dans le premier Saw.

Bon, avant de s’attaquer à ce qui ne va pas, commençons par ce qui va : l’histoire de ce film n’est pas mauvaise. On a énormément de suites au cinéma (et encore plus dans le genre de l’horreur) où on se contente de reprendre quasiment la même chose que pour le film original en changeant 2-3 subtilités histoire de dire que ce n’est pas exactement pareil. Ici, la dynamique est vraiment très différente. On a 2 histoires que le spectateur suit en même temps : celle de l’équipe d’intervention qui doit rester jusqu’à la fin d’un compteur tout en regardant sur des écrans la seconde histoire, à savoir celle des 8 personnes qui se retrouvent dans une maison remplie de pièges. Le piège principal en question ? Ils sont tous empoisonnés. Il va falloir trouver les différents antidotes qui sont placés un peu partout dans la maison. Mais pour les avoir, il va falloir verser un peu de sang.

Et quand je dis un peu, je dis beaucoup. Ce n’est pas encore un festival au niveau du gore, mais le film est quand même beaucoup plus violent que le premier. Ils ne sont plus 2 mais 8 donc forcément, on va avoir beaucoup plus de personnes qui vont mourir. Malheureusement, c’est bien ça le problème majeur de Saw II, qui est double (2 problèmes dans Saw II ? Du coup dans Saw 3D il y en aura 7 des problèmes ?! QUELLE EST CETTE LOGIQUE GREIL EXPLIQUE TOI ?!) : la quantité a pris le dessus sur la qualité.

Dans Saw, c’est un concept très simple, mais tellement efficace qu’on est tout de suite happés : deux personnes enchaînées, une scie pour se couper la jambe. Le film a donc bien le temps de présenter ses personnages et d’ainsi comprendre les diverses réactions qu’ils ont lorsqu’il se passe quelque chose. Ici ? Les gars sont 8, tu oublies le prénom de la moitié d’entre eux alors que le film n’est même pas encore terminé, et les pièges sont nombreux et s’enchainent rapidement. Trop rapidement puisqu’à la fin, aucune scène ne retient réellement notre attention. Rien ne vaut le coup de s’en rappeler.

Alors oui, effectivement quand Amanda est jeté dans un trou rempli de seringues … C’est marquant, on se sent mal pour elle. Mais 5 minutes plus tard on est sur une débile qui se coince les deux bras et qui est du coup condamnée à se vider de son sang, on en a eu un qui crame vivant au bout d’une demi-heure de film … Tout s’enchaine vite histoire de nous en mettre plein les yeux, mais c’est choquant uniquement visuellement. Ce n’est que du vent, il n’y a vraiment rien.

Est-ce que le twist de fin est intéressant au moins ? SPOILERS !!! Même si on est loin de la fin de Saw qui est vraiment géniale, la fin de Saw II est efficace. La saga va de toute façon prendre le parti de nous sortir un ultime twist final à tous les épisodes. Ici, le twist comme quoi Amanda subissait en fait son test final avant de devenir la disciple de Jigsaw est pas mal. Quand on voit tout ce qu’elle a vécu, on comprend son état d’esprit. Elle est complètement cinglée hein, je ne dis pas que je la comprends ! Mais le twist ne sort pas d’un chapeau magique, il a une logique, tout en restant surprenant. Petit clin d’oeil au premier film avec l’une des dernières scènes se déroulant dans la même salle que là où se passait l’action du premier Saw. On en profite pour voir que celui qui ne s’est pas coupé la jambe est mort depuis un moment, son squelette toujours attaché à la chaîne. Aucune information sur ce qui est arrivé au docteur par contre ! Et c’est bien dommage car c’est un point qui je pense aurait intéressé tous les fans du premier opus, la fin laissant beaucoup de doutes sur son état.

Bref, Saw II c’est … C’est pas mauvais, de bonnes choses ici et là. Il y avait un vrai potentiel pour avoir une vraie bonne suite. La volonté d’avoir un style d’histoire bien différent est un point que je salue, mais c’est le seul truc à saluer. Le reste ça devient de la pornographie visuelle assez vulgaire, avec des personnages jetables qu’on oublie aussitôt qu’ils décèdent. La fin est clairement ouverte pour laisser entendre qu’il y aurait un 3 (puis un 4, puis un 5, puis un 6, puis un 7 … Bordel il y en avait au moins 3 dans le tas qui ne servent vraiment à rien !) avec un ton encore différent puisque Jigsaw n’est désormais plus seul. J’avais fini Saw II déçu, mais j’attendais tout de même de voir ce que Saw III réserverait. Puis j’ai vu Saw III et là … Mon intérêt pour la saga en avait encore pris un gros coup.


Demain, on s’attaque à un genre de film que j’adore ! Le film de zombies ! Yes ! Si vous êtes fans de la saga Saw et que vous voulez en causer, n’hésitez pas à partager ça dans les commentaires, ou à en parler sur la page Facebook de l’Antre (ICI) qui est là pour ça. Quel est l’intérêt des réseaux sociaux si on échange pas un minimum ? D’ici là, portez-vous bien ! Et si jamais vous voyez un puits rempli de seringues … Ne soyez pas trop bêtes : ne plongez pas. Vous y entrez tout doucement en observant où est-ce que ça pourrait être le moins risqué. Quelle cruche cette Amanda …

Vous avez aimé ? Pourquoi ne pas partager ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.