[Critique] Downsizing

Après des propos sur le harcèlement sexuel qu’on pourrait qualifier « d’intéressants », Matt Damon s’est fait petit sur les réseaux sociaux. Ce qui est une parfaite introduction pour ma critique puisqu’il s’agit du postulat de base du film dont on va parler !

Entrons donc dans le nouvel univers proposé par Alexander Payne avec Downsizing, un film au pitch original qui me faisait vraiment envie puisqu’il était dans mes immanquables sorties du début d’année.

 

 

D’habitude, je mets surtout des affiches de films qui me plaisent. Ne nous mentons pas, cette affiche est laide. Mais c’est pour vous montrer une chose : les critiques du journal Le Parisien sont des génies de la petite phrase à la con qui fait son effet. Blague à part, c’est pour vous montrer autre chose : tout ce qu’il faut faire pour rendre l’affiche du film parfaitement dégueulasse. Il y a plus de phrases et d’extraits qu’autre chose sur l’affiche !

Alors je ne sais pas si des gens du marketing cinéma peuvent lire ces lignes depuis mon petit site personnel sans réelle exposition. Mais voici mon conseil si jamais c’est le cas : n’en mettez pas autant bon sang ! Ou alors que ça ne prenne pas autant de place sur l’affiche ! Là c’est n’importe quoi.

 

C’est fascinant. Pour le moment tu n’as pas dit un seul mot sur le film
en lui-même, elle commence quand ta critique 
?

 

Je redoutais ce moment … Ce moment où je dois finalement m’attaquer au film en lui-même. Downsizing fait partie de la pire catégorie de film pour un critique : il est terriblement, horriblement, catastrophiquement moyen.

Downsizing souffre de son univers qui est bien plus intéressant pour le spectateur que l’histoire racontée. On passe le film à se poser des questions sur le fonctionnement de la procédure, sur comment l’univers chez les petites personnes se passe. Mais le film ne veut pas nous raconter ça, le film veut nous parler de Matt Damon qui est un personnage terriblement ennuyeux. C’est une volonté, ou du moins je pense que c’est une volonté scénaristique pour montrer que peu importe le contexte, la nature humaine reste la même.

Et c’est intéressant, mais avoir un personnage principal volontairement ennuyeux a le terrible défaut d’avoir un personnage principal ennuyeux. On se fout de Matt Damon et de ce qu’il vit c’est terrible.

Finalement, devenir petit n’est qu’un prétexte pour raconter une histoire bien plus classique. Et c’est encore une fois une volonté tout à fait noble. Mais en tant que spectateur à part quelques scènes visuellement intéressantes ici et là, nous n’avons pas grand chose pour savourer l’univers ou vraiment apprécier le côté décalé avec la réalité.

 

Chéri, j’ai rétréci et je n’ai pas du tout exploité le personnage de Jason Sudeikis

 

Downsizing dure 2 heures et 15 minutes. Downsizing n’a pas besoin de durer 2 heures et 15 minutes. Puisque l’histoire de Matt Damon n’est pas la plus intéressante, on se contente d’attendre pour LE personnage qui aurait dû être notre personnage principal selon moi : Christoph Waltz et ses aventures.

Christoph Waltz est celui qui fait que le film n’est pas ennuyeux, mais seulement moyen. Désolé pour Matt Damon, c’est un bon acteur mais ici il n’y avait même pas de compétition possible. Le personnage est bien plus fun et Christoph Waltz a simplement l’air de s’éclater. Je voulais suivre ses déboires à lui ! Si on m’annonce un second film ou un spin-off centré sur lui, je serais le premier devant la salle à attendre le début de la séance.

Pour le reste malheureusement … Encore une fois c’est moyen. La réalisation n’est pas mauvaise, mais il n’y a rien de vraiment notable non plus. L’histoire n’est pas mauvaise mais elle n’exploite pas du tout son univers. Et Matt Damon n’est pas dans un mauvais rôle, seulement un rôle sans réel intérêt, bloqué dans un arc narratif sans réel intérêt lui aussi. Ce n’est pas mauvais, mais simplement moyen.

 

C’est un cadeau, et c’est mérité car ce sont les seuls qui méritent un cadeau !
Merci d’être impliqué dans toutes les meilleures scènes du film Christoph.
Je t’aime. Fais encore plus de films s’il te plait.

 

Downsizing, c’est mouais. Je ne peux décemment pas vous déconseiller d’aller le voir mais je ne peux pas non plus vous dire de foncer en salle pour voir le film car il peut largement attendre la sortie en Blu-Ray dans quelques mois. Le concept est intéressant mais malheureusement pas du tout exploité, avec une histoire pas franchement passionnante.

Mais nous avons quelques scènes visuellement intéressantes et un Christoph Waltz qui fait plaisir pour que Downsizing ne soit pas un film sans intérêt. Et la durée du film aurait pu être réduite aussi, histoire de finir sur une note dans le thème. Oh oh, amusement !

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1 commentaire sur “[Critique] Downsizing

  1. L’idée était prometteuse mais alors quelle déception …. nous n’étions que 6 en salle mais 6 mécontents.

    Dommage car les acteurs sont bons.

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