Critique : Spider-Man : Homecoming

Avoir un second reboot du plus célèbre des tisseurs de la planète n’est pas surprenant. The Amazing Spider-Man 2 devait normalement servir de plate-forme de lancement pour plusieurs suites et spin-off afin d’avoir une grosse licence chez Sony. Manque de bol, le plan s’est lamentablement planté. Au point où Sony en est venu à négocier les droits du personnage avec Disney pour l’incorporer au sein du Marvel Cinematic Universe tout en conservant pas mal de pouvoirs. On ajoute à ça que des spin-off sont toujours prévus et se passent dans le même univers mais pas directement …

Bref, le plus intéressant dans toute cette histoire, ça n’est pas le film en lui-même finalement mais bien les coulisses amenant l’existence du film. Si un jour nous avions un documentaire sur le sujet, je serais très curieux de voir l’envers du décor sur toute cette histoire !

Cette troisième version du personnage me rendait quand même curieux car en plus d’être un immense fan de Spider-Man à la base, j’ai beaucoup aimé sa courte présence dans Captain America : Civil War. Donc voir cette nouvelle version évoluer dans cet univers déjà bien installé dans nos salles de cinéma depuis bientôt 10 ans est forcément quelque chose qui m’intrigue. Cette alliance Sony / Disney peut amener le meilleur comme le pire avec cette saga.

Il est donc temps de voir ce que nous propose Spider-Man 6. Euh The Amazing RebootSpider-Man 3.0 ? Bref, on va se contenter du titre c’est très bien : c’est la critique de Spider-Man : Homecoming, nouvelle version du personnage et 4ème film de la troisième phase du Marvel Cinematic Universe. Mine de rien ça commence à être un peu le bordel toute cette histoire !

 

 

Spider-Man : Homecoming est donc un film américain réalisé par Jon Watts (à qui l’on doit le bien sympathique Cop Car avec Kevin Bacon), sorti dans les salles US le 7 juillet 2017 et le 12 juillet dans nos salles françaises. Il raconte l’histoire d’un jeune Peter Parker qui essaye d’allier sa vie de super-héros à sa vie d’étudiant. Alors qu’il essaye en plus de rejoindre l’équipe des Avengers, voilà qu’un ennemi apparaît dans sa vie : le Vautour. L’occasion pour lui de voir ce que c’est et ce qu’il en coûte d’être réellement un super-héros.

Avec toutes les histoires que nous avons vu sur la toile (thématique vu le film traité) concernant Sony et Marvel, je m’attendais sincèrement à un joyeux bordel. Et après avoir vu ce film, je continue d’avoir peur à un gros bordel dans le futur avec toutes ces histoires de spin-off et autres joyeusetés sur les suites qui sont intégrées dans le MCU ou non … La dame de chez Sony qui gère tout ça (la dame qui m’a l’air bien foireuse qui se nomme Amy Pascal) semble être une personne qui veut faire avec Marvel sans trop abuser non plus. Cette histoire d’être à moitié impliqué dans un univers me faisait redouter que le film tenterait à moitié plusieurs choses pour finalement n’aller nulle part.

Et finalement, après avoir vu le film … J’en suis ressorti plutôt satisfait ma foi !

 

Pas une nouvelle origin story, wouhou !

 

Pour un sixième film sur le tisseur en quelques années à peine et pour un second reboot sur le personnage, je trouve qu’ils ont fait ce qu’il fallait. Notre personnage a déjà ses pouvoirs, nous n’avons pas une nouvelle origin story avec un discours sur le fait qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités … Ici Peter essaye d’être un héros depuis quelques mois et son implication avec les Avengers durant Captain America : Civil War lui donne envie de rejoindre l’équipe, de faire comme les adultes. Et c’est un angle nouveau que je trouve intéressant pour le personnage. Voir sa vie de lycée (contrairement aux films précédents où c’était rapidement survolé) est aussi intéressante avec un casting qui fait le boulot du côté des jeunes. La majorité. Parce que ne nous mentons pas, le personnage de Flash est quand même bien foiré comme il le faut.

Le casting principal est lui réussi. Nous pouvions craindre une trop grande présence de Tony Stark ? Ne vous inquiétez pas, il doit être là 10 minutes à tout casser. Pareil pour le personnage d’Happy Hogan ou même Pepper Potts qui vient nous faire un petit coucou et encaisser un gros chèque pour 30 secondes à l’écran. C’est un film Spider-Man qui reste centré sur Spider-Man. Le méchant est aussi réussi sans être inoubliable. Mais forcément quand on a Michael Keaton (fait amusant : il s’appelle Michael Douglas dans la vraie vie, il a changé son nom pour ne pas être associé à l’autre acteur Michael Douglas) au casting, il est quand même assez difficile de se foirer.

On ajoute à ça la parfaite Marisa Tomei dans le rôle de tante May et on obtient un solide casting globalement !

 

Batman, Birdman et maintenant le Vautour … Michael Keaton a un truc avec les animaux volants. Je commence à me méfier de lui.

 

Néanmoins il ne faut pas non plus trop s’enflammer. J’ai déjà vu pas mal de gens déclarer qu’il s’agit du meilleur film Spider-Man, de l’un des meilleurs Marvel etc… Clairement, non. Le film est un bon divertissement, ça ne fait aucun doute. Et je vous conseille d’aller le voir car ça n’est encore une fois pas un mauvais film. Mais nous ne sommes pas devant Spider-Man 2 et pas devant le meilleur film de la phase 3 du Marvel Cinematic Universe. La recette est connue et nous sommes ici devant un film classique dans la formule Marvel, qui fonctionne mais qui ne surprend pas. L’humour est bien dosé et n’est jamais lourd, les personnages sont bons. Mais la structure du film est connue et les thèmes sont connus. Je ne me suis jamais dit à un moment que le film était original.

Réussir à amener une nouvelle version du personnage était une mission difficile et je pense qu’ils ont réussi. Tom Holland me convient parfaitement en Peter Parker et voir Spider-Man se balancer de building en building est toujours grisant. Son avenir au sein du MCU est peut-être un peu confus, mais en tout cas j’aime cette version du personnage et je suis impatient de voir ce qu’il fera dans Avengers : Infinity War. Nous avons également deux scènes post-générique donc restez bien jusqu’au bout, ça en vaut réellement la peine croyez moi.

Bref, Spider-Man : Homecoming n’est pas fou et ne brille pas d’originalité. Mais il reste un divertissement tout à fait honnête et le fait d’avoir un film correct vu le contexte est un petit miracle en soi. Puis entre nous … Un film qui passe Blitzkrieg Bop des Ramones ne peut pas être foncièrement mauvais.

 

Mot pour mot la réunion faite entre Sony et Marvel.
Si dans les suites nous avons un angle impliquant de l’inceste entre Peter et May … Je n’y serais pas opposé.

 


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