Critique : Resident Evil – Chapitre final

C’est avec beaucoup d’émotions que je vous livre cette critique particulière. Non pas du fait qu’il s’agit de la fin d’une saga, rien à voir. C’est tout simplement quelque chose qui étrangement compte pour moi car ma  toute première critique de film concernait Resident Evil. Et nous voici ici, plus de 5 ans dans le futur, avec moi qui vous propose la critique du sixième et dernier opus. Mine de rien ça commence à faire un petit bout de temps que je fais ça !

Resident Evil : Chapitre final. En voilà un titre qui vend du rêve. Enfin, cette saga touche à sa fin ! Comme ça plus qu’à attendre 3-4 ans et nous aurons un reboot. On ne va pas se mentir, c’est ce qui va arriver. Resident Evil VII vient d’arriver sur nos consoles et la saga semble ne pas prête de s’arrêter alors pourquoi est-ce qu’on passerait à côté d’une telle licence au cinéma ? C’est la version de la saga par Paulo qui se termine. Paulo, c’est le petit surnom de Paul W.S. Anderson, le manitou de la saga Resident Evil au cinéma. Et je lui en veux beaucoup à Paulo, parce que même si je ne porte pas la saga dans mon coeur, ce chapitre final était un sacré doigt d’honneur.

Bref, c’est la critique de Resident Evil : Chapitre final. Spoiler : il y aura du spoiler parce que je dois parler de l’histoire de ce film. Spoiler #2 : c’est le plus mauvais de la saga alors que la saga n’a jamais été glorieuse. C’est dire !

Resident Evil : Chapitre final est donc un film sorti le 25 janvier 2017 chez nous, réalisé par Paul W.S. Anderson, déjà réalisateur de Resident Evil, Resident Evil : Afterlife et Resident Evil : Retribution. Il était également producteur et scénariste sur Resident Evil : Apocalypse et Resident Evil : Extinction. Bref, il a écrit et produit tous les films et en a réalisé 3 sur les 6. Le chapitre final raconte toujours l’histoire d’Alice qui reçoit comme mission par la Reine Rouge de retourner à la Ruche, le laboratoire secret d’Umbrella Corporation d’où la pandémie mondiale du virus T a commencé. Il s’y trouverait un antivirus qui pourrait sauver les derniers survivants sur Terre et ainsi permettre à l’humanité d’être sauvée. Elle n’a que 48 heures pour sauver le monde car les dernières hautes instances d’Umbrella Corporation ont d’autres plans.

Avant de commencer à lui rentrer dans le lard, remettons un peu les choses dans son contexte. Les films Resident Evil ne sont pas bons. J’ai apprécié quelques scènes dans le premier et quelques idées dans le troisième film. Mais ça ne va pas plus loin. Il n’empêche que je connais bien les films et la « mythologie » de la saga, donc je parlerais beaucoup de l’histoire car pour moi c’est terriblement mauvais.

« Comme si l’histoire était bonne dans les films précédents ! »

Alors je ne vais pas parler de la qualité de l’histoire, car effectivement ça n’a jamais été bien. Non je vais parler ici de la continuité de la saga, car normalement tous les films ont été écrit par la même personne. Mais avant d’entrer dans le détail, parlons des choses globales rapidement.

L’action est terriblement mal filmée et éditée, on ne comprend absolument rien à ce qui se passe. Les personnages secondaires sont complètement inutiles. Le film nous fout des tonnes de jumpscares sur la première demi-heure ce qui était parfaitement insupportable. Les dialogues sont affligeants. Les effets spéciaux ne sont pas glorieux non plus. C’est un film encore plus stupide que les précédents opus et un doigt d’honneur aux plus fidèles fans de la saga.

Voilà.

Maintenant, causons de l’histoire du film, car c’est la cerise à la merde sur un gâteau qui nous file la gastro.

Glorieuse scène de fin du film précédent.

Cette image, c’est le plan final du film précédent. Nous nous retrouvons avec Alice qui vient de récupérer ses pouvoirs, qui doit s’allier avec Wesker, Jill Valentine, Leon S. Kennedy et Ada Wong pour en finir une fois pour toute avec une immense armée de morts vivants et autres créatures issues du virus T.

Maintenant, spoilons entièrement Resident Evil : Chapitre final pour vous montrer l’ampleur de la catastrophe. C’est donc le moment pour vous d’arrêter de lire si vous souhaitez sincèrement découvrir par vous-même l’histoire proposée par ce film.

En fait, Albert Wesker n’a pas rendu à Alice ses pouvoirs. Il lui a menti. On a vu le virus retourner dans ses cellules à la fin du cinquième film (Resident Evil : Retribution), mais en fait non. Ah, au fait Jill Valentine, Leon S. Kennedy et Ada Wong ont disparu dans ce dernier film. Complètement hein, pas un mot sur le pourquoi ils ne sont plus là. Ils ne sont juste plus là, Alice erre toute seule maintenant. Mais Claire Redfield revient ! Vous vous souvenez d’elle ? Elle était dans les troisième et quatrième film ! Elle est à Raccoon City avec d’autres survivants. Pourquoi ? Comment ? Ça n’a absolument aucun sens, mais c’est pas grave vu qu’on va mettre une scène d’action nulle pour empêcher le spectateur de trop réfléchir. Son frère par contre, qu’on voit aussi dans le quatrième film … Il est sur la même île que Jill, Leon, Ada, Michael Jackson et Claude François. Parce qu’il a aussi disparu. Et aucune nouvelle non plus, on ne nous dit rien.

Par contre sur ce qu’on nous dit dans le film, ça ne va pas du tout non plus !

Bon, rappelons-nous de docteur Isaacs. C’était un scientifique qui travaillait pour Umbrella Corporation qu’on croisait à la toute fin de Resident Evil : Apocalypse et qui mourrait découper par des lasers dans Resident Evil : Extinction. Pourquoi est-ce qu’on reparle de lui dans le chapitre final ? Parce qu’en réalité, il était le fondateur d’Umbrella Corporation avec un certain docteur Marcus ! Le grand patron qui voulait volontairement relâcher le virus T pour tuer toute l’humanité et recréer l’arche de Noé ! … Sauf qu’Umbrella serait Noé. Et la mer serait une armée de zombies assoiffés de chair humaine. Ah, et pas d’animaux. Juste les hautes instances d’Umbrella. Du coup, les événements du premier film où c’était clairement volontaire par un autre homme que le docteur Isaacs pour recevoir une tonne de fric auprès d’autres pays qui voulaient s’emparer du virus ? Non c’est pas ça. Enfin, c’était ça, mais c’est plus ça maintenant. Ah et Isaacs est en vie. Celui qui est mort découpé dans troisième film ? Un clone. Le mec en a plusieurs. Ah et le modèle original est à moitié robot. Il sait super bien se battre et a un logiciel de prédiction de combat dans les yeux pour savoir en avance ce qui va se passer pour anticiper les coups. Sauf quand il n’anticipe pas les coups, ce qui arrive assez souvent. Bref, le logiciel semble être pas mal bugué.

Je suis inutile. Bonsoir.

 

Nous avons Albert Wesker. Grand méchant installé depuis le troisième film. En fait ? Pas un grand méchant. Juste un homme de main du docteur Isaacs. Et ici il n’est plus super fort pour une raison qui n’est pas expliquée. Il est tout à fait normal. Mais surtout tout à fait inutile. La Reine Rouge revient par contre ! Mais encore jouée par une autre petite fille ! Parce que … parce que les intelligences artificielles ont aussi besoin de faire un lifting ? J’en sais rien.

Elle est de retour et TWIST : en fait c’est une gentille. Si elle est gentille, pourquoi est-ce qu’elle voulait tuer Alice dans le film précédent ? … C’est pas expliqué donc on s’en fout. Ah et son apparence vient d’Alice quand elle était gamine. Ah oui, c’est vrai, Alice. Normalement, dans le premier film on voyait qu’elle était un agent de sécurité travaillant pour Umbrella. Elle a ensuite gagné des pouvoirs quand on s’est rendu compte que le virus T lui accordait des pouvoirs contrairement aux autres humains qui se transforment en zombies ou en créatures en mauvaises images de synthèses. Terrible virus mais hyper avantageux pour Milla Jovovich en gros. Ouais en fait dans cet opus on apprend qu’elle ne se rappelle pas du tout de son enfance à cause de pertes de mémoire. AUTRE TWIST : si elle ne s’en rappelle pas, c’est parce que c’est un clone. Elle a eu des tonnes de clones depuis le troisième film, mais en fait même l’original est un clone. AUTRE AUTRE TWIST : c’est le clone de la fille du docteur Marcus, le fondateur d’Umbrella Corporation avec le docteur Isaacs et créateur du virus T.

Bon … Là, ça commence à faire beaucoup sur pourquoi ça n’a aucun putain de sens par rapport à ce qui nous a été dit dans les films précédents. Déjà, le créateur du virus T. Dans Resident Evil : Apocalypse, on l’a rencontré le créateur du virus T. Il s’appelait docteur Ashford. Et il est mort. Mais c’était pas docteur Marcus. Sauf que maintenant si, parce que l’introduction du film nous le dit, même si ça contredit totalement le second épisode. Ensuite, Alice est un clone ? Si c’était le cas, pourquoi est-ce qu’on lui aurait donné un simple rôle d’agent de sécurité dans le premier film ?!

Je vais m’arrêter là. Je vais m’arrêter là sur pourquoi le chapitre final n’a absolument aucun sens avec les autres films de la saga. Mais je vais maintenant montrer pourquoi Resident Evil : Chapitre final n’a aucun sens avec … Resident Evil : Chapitre final. Je ne me fous pas de vous, le film se contredit 3 fois lui-même sur le même point scénaristique majeur alors qu’il dure moins de deux heures, c’est prodigieux. Et tout ce que j’ai dit auparavant ? C’est 100% vrai, je ne me fous pas de vous !

Alice n’a plus de pouvoirs. Finalement Wesker ne lui a pas réinjecté le virus T dans le cinquième film. C’est complètement stupide … Mais soit. Si elle n’a plus de pouvoirs, elle n’a plus le virus en elle. Vous me suivez jusque là ? Très bien. Continuez de me suivre parce que ça va devenir super con d’un seul coup. Pendant tout le film, elle nous répète que si elle libère l’antivirus, ça la tuera surement. Ce qui n’est pas vrai puisqu’elle n’a plus de virus T en elle. Contradiction #1. Mais encore une fois, continuez de suivre. A la fin, elle réussit sa mission, l’antivirus se libère, tuant instantanément une armée de zombies qui fonçait sur elle. Là, elle s’évanouit. Normal, puisque c’est ce qu’elle avait dit, même si ça n’avait aucun sens. Donc elle devait encore avoir le virus en elle, même si l’intro nous a dit que non. Mais elle se réveille un peu plus tard. Forcément, elle demande pourquoi elle est encore en vie. Là, on a le droit à une explication comme quoi l’antivirus n’a tué que le virus qui était en elle, pas les cellules saines. … OK BORDEL DE MERDE. ELLE N’A PLUS LE VIRUS EN ELLE NORMALEMENT, POURQUOI EST-CE QUE L’ANTIVIRUS AURAIT TUÉ LE VIRUS QUI EST EN ELLE DU COUP, VU QU’IL N’Y EN A PLUS PUISQUE WESKER A MENTI POUR UNE RAISON QU’ON NOUS EXPLIQUE PAS PARCE QUE CE FILM ÉTAIT ÉCRIT AVEC LE CUL ?! ET POURQUOI EST-CE QU’ELLE S’EST ÉVANOUIT DU COUP ?! ENCORE UNE FOIS ON NOUS A DIT QUE WESKER A MENTI BORDEL. Le film se trompe 3 fois sur un point majeur du scénario en un seul épisode !!

Le chapitre final détruit toute la saga, comme un ultime doigt d’honneur par Paulo aux spectateurs. Ce n’était même pas nul mais drôle comme les épisodes 4 et 5. C’est juste nul. Je pensais qu’on avait atteint le pire avec le cinquième film mais non, le sixième a creusé encore plus profondément ! Absolument incroyable ! Paulo n’a aucun talent de réalisateur, et encore moins de talent en tant que scénariste. En fait, il n’a juste aucun talent. Et quand une personne sans aucun talent se voit confier une caméra et 40 millions de dollars, ça donne Resident Evil : Chapitre final.

PUTAIN MAIS LE MEC CONTREDIT CE QU’IL AVAIT LUI-MÊME ÉCRIT DANS LES AUTRES FILMS !! ARRRGGHHHH !!!!!! … Jouez plutôt à Resident Evil VII. Et n’allez pas voir ce film, vraiment. Même si vous aimez les films, n’allez pas voir ce film. HORRIBLE ! IL EST HORRIBLE !

C’est cette photo que l’on retrouvera près de la lettre de suicide de Greil, pendu par ses propres intestins.

 


Normalement, je vous demanderais votre avis sur le film dans les commentaires pour se la jouer communautaire. Mais non, parce que je ne veux plus jamais parler de ce film. FUCK RESIDENT EVIL ET FUCK PAULO !

Bon … Il y a une page Facebook si jamais ça vous dit. Là où il y a le logo Facebook. Tchuss. Je vais aller me coucher, j’en ai besoin.

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2 commentaires sur “Critique : Resident Evil – Chapitre final

  1. moi j ai trouver bien le film un peu moins bien que les autres mais ça passe . Faut pas abusez je dis ça en tant que fans de cette série. J’ai quand même était dessus je m’attendais à ce que le film soit comme la fin du 5 qu on nous fait montrer . C’est decevant le film aurait ete geniale ,il a peut être fait ça parce qu’il ne savait pas comment l’écrire. plausible . bref décevant mais reste sympa.

  2. Enfait toute ta critique ne vaut rien. Premierement, oui, elle avait encore le virus T en elle, que Wesker lui avait réinjecté, il ne lui a pas enlevé par la suite. Donc normal qu’elle tombe dans les pommes après avoir libéré l’antiviral. Et ensuite, la Reine Rouge tentait, dans le premier film, de protéger la vie humaine en les empêchant de sortir pour répendre l’infection… « en tuer peu pour en sauver beaucoup »… Et elle explique qu’elle se doit d’obéir à Umbrella Corporation, qui lui ordonnait de tuer Alice. C’est pour ça. En vrai t’as rien suivit mec, tu t’es contenté de regarder le film en mode « gros no brai » et t’as rien capté. Bref, un texte bête écrit par une personne bête.

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