Critique : Ghost in the Shell

Écrire une critique sur une adaptation n’est jamais tâche aisée. Surtout quand le matériau d’origine est tant aimé à travers le monde, avec une très grosse influence sur la pop-culture. Malgré tout, c’est quand même bien plus simple que de justement proposer une adaptation d’un matériau d’origine tant aimé à travers le monde. L’internet est devenu impitoyable. On touche à une licence que les gens aiment ? C’est tout de suite des torrents d’articles sur le pourquoi c’est un scandale, le viol de notre enfance blablabla. Je suis pour ma part pour ce genre d’adaptation, mais à un certain degré. Il faut quand même ressentir dans le film l’amour et le respect pour la version originale. Malgré tout, j’avais un peu peur avec ce film. Non pas parce que je suis un gros fan de Ghost in the Shell. Pour être tout à fait franc avec vous, j’ai peut-être lu la moitié d’un tome du mangas à tout casser. Je n’ai vu ni les films d’animations, ni les séries. Ce film était pour moi une introduction nouvelle dans cet univers, même si j’en connais les grandes lignes ainsi que les thèmes abordés. Je pense d’ailleurs que c’est presque une bonne chose dans le cas présent car je sais que je vais juger le film pour ce qu’il est en tant que film, et non pas en tant qu’adaptation. Ce qui est parfois un peu trop le cas à mon goût.

Non, ce qui me fait peur ici c’est qu’en adaptation de mangas par des japonais, on a réussi à créer une des pires daubes de l’histoire du cinéma, à savoir Dragon Ball Evolution. Je sais que nous en sommes capables, puisque l’existence de ce film continue de me hanter même après toutes ces années. J’avais donc un peu peur non pas du respect de l’oeuvre, mais simplement du niveau que le film peut atteindre en théorie.

Mais maintenant j’ai vu Ghost in the Shell, et il est temps d’en parler !

Ghost in the Shell est donc un film sorti le 29 mars 2017 en France et le 31 mars aux États-Unis. Il est réalisé par Rupert Sanders et met en scène Scarlett Johansson dans le rôle principal. Il s’agit d’une adaptation du célèbre mangas éponyme publié à la fin des années 80. Le film se passe dans un futur où pratiquement tous les humains ont des améliorations cybernétiques. Néanmoins, une véritable révolution arrive avec Mira, un corps entièrement robotique avec le cerveau comme seule partie humaine restante. Cette dernière, ne sachant trop comment vivre normalement dans sa condition, travaille au sein de la section 9, une équipe formée dans le but d’empêcher les attaques terroristes. Mais quand un mystérieux hacker du nom de Kuze s’attaque à l’entreprise ayant créé le corps de Mira, cette dernière va se retrouver au milieu d’un complot plus important qu’il n’y parait, qui pourrait être lié à son passé oublié.

Encore une fois, je tiens à préciser que je ne connais pas le matériau d’origine donc je ne sais pas si ce film est un énorme doigt d’honneur au mangas, et je m’en fiche. Je parle du film Ghost in the Shell en tant que tel. Et la première chose que je pouvais dire en ressortant de la salle était « putain, c’était beau quand même ».

Visuellement, Ghost in the Shell est vraiment réussi. Tout le travail au niveau de l’ambiance est globalement réussi. L’image est léchée, la réalisation fait le boulot et nous propose quelques scènes stylisées. Rien de bien révolutionnaire, nous parlons de ralentis ici. Mais ils sont généralement bien placés et apportent une petite touche agréable pour le spectateur. C’est pareil pour le son qui est impeccable. Je ne connais pas Ghost in the Shell mais je connais bien les musiques de Ghost in the Shell donc j’étais un peu plus tatillon sur ce point. Mais globalement, Clint Mansell nous a fait une bonne composition, quoi qu’un peu trop discrète à mon goût.

C’est booooooooooooooo

 

L’autre bon point à relever est Scarlett Johansson. Globalement rien à dire sur la dame, elle tient le rôle principal sans soucis. J’aurais aimé un plus fort développement des personnages de manière générale, mais j’en parlerais plus tard. En tout cas Scarlett semble décidément se plaire dans les premiers rôles féminins de films de science-fiction. Et c’est tant mieux pour nous car en plus d’être particulièrement agréable à l’oeil (je ne suis qu’un homme, pitié ne m’en voulez pas pour ce commentaire), elle s’en sort toujours et montre qu’on peut continuer de compter sur elle parmi les mastodontes féminins d’Hollywood.

 

Ah oui je ne suis pas asiatique, merci à l’internet de l’avoir signalé !

 

Bon alors, c’est beau, bien réalisé et plutôt bien joué de manière générale. Vous me direz qu’il y a forcément un truc qui cloche. Et malheureusement, c’est le cas. C’est même assez sévèrement le cas car Ghost in the Shell réussit sur la forme, mais foire pas mal sur le fond. C’est un film plutôt frustrant en réalité. Frustrant car même sans connaître l’univers, on ressent très clairement dans ce film qu’il y a un énorme potentiel pour aborder des thèmes très intéressants et ayant une vraie profondeur. Sur le fait d’être humain, l’importance de la robotique dans notre société moderne etc… Mais même si les thèmes sont abordés, aucun n’est réellement exploité. C’est malheureusement pareil du côté du scénario qui au final est vraiment très classique. Trop classique. Les rebondissements scénaristiques sont très faciles à deviner et ne surprennent pas.

Hormis le personnage principal, le reste des personnages du film n’ont aucun développement. J’avais vraiment l’impression en ressortant de la salle qu’il manquait des parties au film pour qu’on ait un résultat satisfaisant. Mais malheureusement ce n’est pas le cas, et c’est dommage car encore une fois, on ressent le potentiel sous-jacent du film.

Bref, Ghost in the Shell, c’est beau. Mais c’est creux. Ce qui est un poil ironique vu le titre du film quand on y pense. Le film n’est pas foncièrement mauvais, mais au delà des belles images, il ne laissera aucune impression chez le spectateur ce qui est quand même assez regrettable. Vu les thèmes, le film aura eu le mérite de me motiver à regarder les films d’animations. Là où je pourrais conseiller d’autres divertissements sans vraiment de fond, je ne vous conseille pas d’aller voir Ghost in the Shell au cinéma car ce dernier semble avoir de plus hautes prétentions qu’à être un simple divertissement mais échoue. J’ai presque honte de reconnaître ça mais cette semaine j’ai vu Ghost in the Shell et une avant-première de Power Rangers, eh bien j’ai préféré le second justement parce qu’il s’agit d’un divertissement qui n’essaye pas de prétendre être plus.

Au final, je n’y vois qu’un film frustrant par son potentiel bien présent mais non exploité. Vraiment dommage.

Je te pardonne Scarlett parce que je suis un homme faible et amoureux de toi, mais entre Lucy et maintenant ça, j’espère que tu comptes te rattraper prochainement.

 


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2 commentaires sur “Critique : Ghost in the Shell

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