Quand on parle d’animé japonais, certains noms reviennent assez souvent comme Attaque des Titans, One Punch Man, One Piece etc. mais n’oublions pas qu’on a eu autres séries tout aussi bon comme Steins Gate, Death Note ou Code Geass.

Aujourd’hui nous allons attaquer non pas celles qui sont citées plus haut, mais de Fate/Stay Night. Beaucoup d’entre vous ont peut-être connu grâce à Fate Zero et Unlimited Blade Works. Mais n’oubliez pas, en 2004 sortait le visual novel de Fate/Stay Night sur PC estampé Type Moon : Tsukihime (attention pour les jeunes) ou Melty Blood. Cette version est destinée aux adultes par son approche extrêmement mature du titre, surtout lors de la 3ème route : Heaven’s Feel que je ne vais pas vous spoiler quoique ce soit, car celle-ci est en cours de production en adaptation films (en 3 parties) dont la première est prévu pour mi-octobre 2017. Voilà vous avez deviné depuis l’adaptation de Fate/Stay Night en 2006 je suis un fan de la série.

Puise que je vous dis que je ne ressemble pas à Saber !

 

Les présentations étant faites, nous pouvons nous concentrer sur Fate/Extella, la suite de Fate/Extra ou Fate/Extra CCC (uniquement au Japon) qui se déroule dans un univers parallèle par rapport à l’œuvre originale, un RPG au sens propre. Pour vous résumer un peu l’histoire de Extra.

*Spoiler*

L’an 2030, la mana de notre monde est épuisée. On est étudiant de Tsukumihara Academy dans Moon Cell dans un monde virtuel appelé Serial Phantasm ou SE.RA.PH (ne cherchez pas plus loin). Et on est forcé à combattre de nombreuses batailles pour gagner le Graal et accessoirement de savoir qui suis-je dans seulement 4 jours sinon on est éliminé ou on meurt.

2 ans après les évènements de Fate Extra, nous voilà dans Moon Cell avec les mêmes symptômes : amnésia. Et on se réveille à côté de Nero notre servant depuis Extra qui a une forte ressemblant à Arturia (Saber).

*Spoiler end*

Voilà, c’est difficile de ne pas vous spoiler, mais il faut un minimum de connaissance pour pouvoir démarrer la critique car faire une critique d’une suite sans avoir approfondi un peu la base ça ne sert à rien. Surtout si cette suite comporte des liens directs avec la pré-quelle.

Spinning right round, right round !

 

La première chose que l’on aperçoit très vite, c’est que les dialogues sont longs, très longs même. Le jeu joue avec le visual novel comme d’habitude dans les œuvres de Type Moon. Vous allez passer beaucoup de temps dans les dialogues qu’à jouer et c’est totalement normal, il ne faut pas oublier que dans un visual novel, ben c’est ça.

Dans Extella, on quitte immédiatement le côté RPG de Extra/CCC, et les développeurs ont fait un virage de 180° par rapport à ce dernier. C’est l’action à son état pur. Empruntant des idées tirées directement Dynasty/Samurai Warriors, le jeu s’inscrit dans la lignée de Beat’em All dans une map où de centaines d’ennemis vous entourent et que vous devez les dégommer tous, ainsi que remplir certains objectifs pour gagner.

Cet effet de flou pour cacher la misère, ça marche po !

 

Vous savez, pour donner plus de vitesse à une pierre ronde roulant sur une pente, ben vous balancez une deuxième, voire une troisième en espérant que cela fonctionne. Le pire, c’est que ça fonctionne. Les phases de jeu sont extrêmement rapides et jouissives, on découpe tout à une vitesse fulgurante en combinant les combos à la Dynasty Warriors – de simples pressions sur carré ou triangle – tout aussi fluide que Nier Automata.

Pour les non-initiés du genre, cela peut paraitre extrêmement déroutant et très répétitif. Je vous confirme la répétitivité du jeu. Or, ce n’est certainement pas ce qui fera lâcher Dynasty Warriors et de monter plus de 82 personnages tout au max. Et c’est fun, oui c’est ce qu’on cherche dans un jeux-vidéo: du fun.

Saber, my WAAAIFUUU !

 

Cependant, le jeu ne propose pas plus de 6 niveaux par histoire avec un totale de 3 histoires distinctes des 3 camps qui se battent pour le contrôle d’un royaume. Ok, là je ne nie absolument plus rien, Extella est un Dynasty Warriors avec un skin de Fate. Qu’on soit tous d’accord, les 6 niveaux différents sont les seuls et uniques niveaux tout le long du jeu. Techniquement très en deçà de ce qu’on a eu comme à l’habitude des jeux japonais. Ce qui sauve le soft est bel et bien la palette de couleurs tellement flashy du soft. Bizarrement, au lieu de me faire exploser la rétine, je trouve que cela colle parfaitement à l’univers de Fate, surtout à celui de Zero et Unlimited Blade Works. Le point négatif dans tout ceci reste des ennemis qui sont vraiment des tebés, mais aussi nos alliés qui ne sont vraiment pas des lumières, ainsi qu’un design plus que limité en nombre.

Je suis…Nameless, wait what ?

 

Dommage pour ceux qui attendent un jeu « jouable » pour eux, non tout le soft est en anglais, et uniquement avec les sous-titres anglais. Ceci ne me pose aucun problème, mais vu la polémique avec Persona 5 comme quoi le jeu n’est pas traduit en français. Je ne vais pas rentrer dans cette discussion mais vous voilà avertis. Par contre, je donne une médaille d’honneur à Marvelous qui n’a pas cherché à doubler le jeu mais a laissé le doublage japonais, proposant l’un des meilleurs doublages du jeu-vidéo jusqu’à présent. En revanche, la musique est plutôt aléatoire, parfois on a une musique destinée uniquement aux attentes lors que vous appelez votre assurance, parfois on a carrément l’impression d’être dans un ascenseur. À vrai dire, ce n’est certainement pas la bande son la plus mémorable. Il fort probable que le directeur du son ait trop bu la veille ?

Transformation ! Ehh, elle est où ma grosse épée ?

 

Si vous avez vraiment suivi la série de Fate, et pas les séries au but de fan service. Vous comprenez en tout cas que l’histoire est simple à comprendre…ou pas. Kinoko Nasu ne nous a pas facilités la vie, le scénario est assez simple aux premiers abords mais très complexe à comprendre, surtout si on n’a jamais touché à Extra. Autres que les scénarios principaux au nombre de 3, on a droit également aux sous-scénarios de chaque servant, au nombre de 14 plus les 3 principaux. Le casting est assez satisfaisant pour un Fate, chaque personnage a son propre design très bien travaillé…en dessin, les animations lors des dialogues sont horribles en revanche.

Rince and repeat, même niveau autre perso.

 

Intriguant, fun, mais comporte également pas mal de longueurs lors des dialogues. Fate/Extella fait un pari très fort en changeant de direction de Visual Novel au RPG puis finalement en Beat’em All. Un choix qui n’est pas pour déplaire aux fans de la série visiblement. Si vous êtes des habitués des Warriors, vous allez sans doute vous amuser sur Extella. Pour ceux qui sont plutôt allergiques au genre, je ne peux malheureusement pas vous le conseiller. Comprenez par-là que la rejouabilité du soft ne dépendra que de votre volonté de tout monter au maximum, en refaisant le même niveau une centaine de fois. Ce n’est pas donné à tout le monde. Fate/Extella est un jeu de niche, tout comme la niche des Warriors, je suis ravi de cet épisode qui a essayé de mélanger du visual novel au Beat’em All. Par contre ce sont toujours les mêmes défauts qu’un Warriors qui reviennent. En tout cas les fans se retrouveront leur marque, à d’autres personnes, ce jeu n’est ni mauvais ni excellent.