Critique : Fast & Furious 8

Fast & Furious est vraiment une saga à part dans le genre de l’action. Nous en sommes déjà à huit films ce qui est absolument incroyable quand on se pose deux minutes pour y penser. Huit films ! Et c’est loin d’être terminé puisque nous aurons encore au moins deux suites en 2019 et 2021. Malgré un concept très simple, à savoir les voitures, la saga a son public et continue de battre tous les records en terme de box-office. Alors forcément, pourquoi arrêter ?

Pour ma part, cette saga n’a gagné de l’intérêt qu’à partir du cinquième film. Les courses de voiture et ces histoires de tuning ? Rien à carrer. De l’action bien efficace avec un ton qui ne se prend pas au sérieux et un casting qui prend du gallon ? Là par contre, j’en suis. Ça n’est jamais du grand cinéma, mais ça reste toujours du divertissement honnête. Forcément, ce huitième opus est le premier après la mort de Paul Walker qui jouait l’un des personnages principaux. Mais c’est également le premier opus d’une nouvelle trilogie. Alors, au bout de huit films, est-ce que cette saga a encore des choses à offrir ou est-ce que c’est la panne sèche ? Voyons ça ensemble dans la critique de Fast & Furious 8.

Fast & Furious 8, ou Le Destin des Furieux au Québec, est un film sorti le 12 avril 2017 en France et le 14 avril aux États-Unis. Il est réalisé par F. Gary Gray, à qui nous devons le récent Straight Outta Compton. Le film nous raconte l’histoire de Domic Toretto qui trahit sa « famille » après une mission pour collaborer avec la mystérieuse Cypher (la toujours très charmante Charlize Theron). L’équipe n’a donc pas d’autres choix que d’arrêter Dom et Cypher. Pour se faire, ils vont également devoir compter sur un ancien ennemi : Deckard Shaw (Jason Statham).

Cette critique va être très courte mes amis car soyons francs : nous parlons de Fast & Furious 8. Si vous n’aimez pas les précédents opus ou que vous n’êtes pas intéressé par cette saga, il n’y a absolument aucune raison pour moi d’essayer de vous convaincre d’aller voir ce huitième opus. La question ici n’est plus de savoir si il s’agit d’un bon film, mais si il s’agit d’un bon Fast & Furious. La recette est ici la même : des scènes d’action impressionnantes, des répliques limitées à quelques punchlines puis une bouilli général de blabla pour expliquer pourquoi ils doivent se rendre à la prochaine scène d’action. On ajoute à ça quelques filles aux courbes agréables et 3 tonnes de testostérone. Nous sommes prêts pour un Fast & Furious avec cette recette.

Et de ce côté, le cahier des charges est rempli. Le casting continue de s’agrandir avec l’ajout de Charlize Theron dans le rôle de la grande méchante de cet opus et d’un Scott Eastwood qui s’amène discrètement dans l’équipe par l’intermédiaire d’un Kurt Russell qui semble bien s’amuser dans cette saga.

Tellement de gens, si peu de cheveux …

 

Un tel casting est cependant devenu une épée à double tranchant car dans cet opus, les trois personnages principaux sont vraiment Vin Diesel, Dwayne Johnson et Jason Statham. Les autres sont vraiment au second plan, même Michelle Rodriguez. Cela pourra gêner certains fans, mais pour moi ça ne me pose aucuns soucis car Jason Statham et Dwayne Johnson forment LE duo de ce film. Si on m’annonçait un spin-off où les deux sont forcés de travailler ensemble, ma place de cinéma sera réservée dans la seconde. Donc si les voir tous les deux est aux dépens de scènes avec Ludacris ou Tyrese Gibson, je vous avoue que ça me convient parfaitement. Néanmoins, le prochain opus a intérêt d’équilibrer un petit peu les différentes dynamiques car nous risquons ici de tomber sur un casting « vitrine » avec juste 2-3 personnages qui ont un intérêt.

Mais si nous allons voir ce film, c’est avant tout pour les scènes d’action et de ce côté, nous sommes servis. Les lois de la gravité ne s’appliquent plus et c’est tant mieux car le film se torche avec le réalisme depuis un moment, pourquoi continuer de s’en plaindre pour être franc ? Nous aurons donc une scène au milieu de New-York qui fait un peu « World War Z avec des bagnoles », nous aurons aussi du combat au corps à corps avec un Jason Statham toujours aussi cool et nous aurons aussi du sous-marin nucléaire qui balance de la torpille. C’est stupide, c’est toujours dans l’escalade mais c’est toujours jouissif. Il faut être logique, cela ne nous laisse qu’une seule piste pour les deux prochains films :

  • Un porte-avion pour Fast & Furious 9, qu’on appellera « Fast & Furiosa » puisque Charlize Theron devrait être de retour au casting.
  • Une fusée qui part vers la lune pour Fast & Furious 10 qu’on appellera 10 Fast, 10 Furious puisque l’équipe affrontera 10 clones maléfiques de Vin Diesel.

 

Une sitcom avec ces deux là, c’est trop demander ?

 

Vous l’avez compris, nous sommes dans la même lignée que celle empruntée par la saga depuis le cinquième film. Et même si c’est toujours un plaisir coupable parfaitement assumé d’aller voir ces films, il faut reconnaître que je suis resté un petit peu sur ma faim. Il n’y a pas une seule prise de risque ici, ce qui n’est pas un mal car encore une fois le film est très divertissant. Mais nous sommes devant le premier opus d’une nouvelle trilogie, et j’aimerais qu’elle ait sa propre ambiance. Pas la même que celle des trois derniers films. Je ne demande pas un drame, mais un peu plus de risques ou de conséquences. Ici, notre groupe est invulnérable. Ils se font des blagues avec une menace nucléaire à quelques mètres.

Fast & Furious 8 est un bon Fast & Furious. Mais certainement pas le meilleur. Le divertissement est toujours assuré mais il me faudra un vrai bon opus pour le neuvième qui sort dans deux ans. Je ne voudrais pas que la fin de la saga ait trop cette impression d’être « de trop ». Nous verrons bien ce que la saga pourra encore nous offrir en 2019, en tout cas ici malgré quelques signes de cale ici et là, le moteur continue de tourner à plein régime et ce, pour notre plus grand plaisir coupable.

Ah et sinon, l’histoire est naze, les rebondissements sont grillés des kilomètres avant. Mais qui va voir un Fast & Furious pour ça franchement ?

Je jetais le même regard de mépris à Charlize Theron quand je l’ai vu avec des dreadlocks.

 

Pour finir, je veux quand même partager avec vous un peu de douceur pour compenser la testostérone du film. Donc voici Nobody Loves Me Like You du groupe Low Roar, qui est vraiment super !


Les gens ! Fast & Furious 8 ! Qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à me partager ça dans les commentaires. Et il y a toujours la page Facebook pour se tenir au courant des prochaines sorties d’articles. Si vous n’y êtes pas encore, pourquoi ? Sur ce, je vous dis à la prochaine et allez au cinéma, c’est important !

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